Au Centre Hospitalier de Mayotte, le nouveau directeur Jean-Michel Beaumarchais a prononcé ses premiers vœux. Un discours marqué par l’humain, le dépassement des équipes après le cyclone Chido et l’annonce de projets structurants, laissant entrevoir un changement de cap et une reconstruction tournée vers l’offre de soins. Un sujet de notre partenaire France Mayotte Matin.
Hier, du côté du CHM, Jean-Michel Beaumarchais, le nouveau directeur de l’hôpital, a procédé à sa première cérémonie de vœux. Force est de constater que le ton du discours change de ce que l’on pouvait entendre ces dernières années.
Le directeur, qui a pris ses fonctions de manière officielle en début d’année après avoir exercé une période de transition de plusieurs mois, semble particulièrement heureux d’être devenu le directeur de l’hôpital. Il se félicite de ce poste qu’il dit avoir convoité. Il se félicite également de pouvoir démontrer qu’en dehors de toutes les considérations, le trait d’union entre Mayotte et La Réunion était chose possible, au regard de ses origines.
Ensuite, pendant un long moment, il a remercié le personnel et les équipes du CHM pour une année 2025 qu’il qualifie de particulièrement compliquée après le passage du cyclone Chido. Il a choisi de faire une analogie avec un bateau, décrivant le CHM comme une coque endommagée avec un équipage, quant à lui, intact, qui a fait tout son possible pour que le bateau ne prenne pas l’eau. Il a souligné que le bateau n’avait pas coulé.
Pendant que le CHM était dans le quotidien, le directeur de l’ARS, Sergio Albarello, soufflait dans les voiles pour obtenir les financements, cadrer la stratégie avec Paris, obtenir les dérogations et mettre en place les politiques publiques utiles pour le département. Un discours plein de chaleur donc, dont le pivot central est l’humain et la capacité des équipes du CHM à se dépasser.
Il a aussi parlé de la nécessité, à l’avenir, de valoriser les compétences des équipes à l’extérieur du territoire de Mayotte, car selon lui, elles le méritent. Il a également souligné que la page compliquée de 2025 était tournée et que, dorénavant, le CHM et ses équipes avaient les yeux tournés vers l’offre de soins. Il a ainsi annoncé qu’à la fin du mois de janvier, un pôle mère-enfant de périnatalité verrait le jour à Mramadoudou, pendant qu’à Dzoumogné, d’ici la fin du premier trimestre 2026, un pôle médical santé ouvrirait, le CMR étant déjà doté d’un pôle mère-enfant.
C’est une offre de soins plus classique qui verrait le jour sur place, puisque le pôle mère-enfant existe déjà. Bien évidemment, les projets de reconstruction de l’hôpital à Mamoudzou et d’extension sur Combani ont été évoqués par le directeur, qui semble motivé, heureux d’être à Mayotte et fier d’être à la tête d’une équipe dont il a souligné la performance à plusieurs reprises. Un discours qui laisse penser qu’une page est tournée sur le passé et que l’avenir de l’institution médicale mahoraise va pouvoir se conjuguer avec le progrès.
Anne-Constance Onghéna pour France Mayotte Matin























