Le projet de câble sous-marin à fibre optique Tamtam a été officiellement lancé mercredi 18 février 2026 à Port-Vila, à l’occasion d’une cérémonie de signature entre l’Asian Development Bank et la société Prima Ltd. Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a salué cette étape, qui marque le démarrage du déploiement de cette nouvelle infrastructure numérique régionale.
Long de 411 kilomètres, le câble reliera Port-Vila, au Vanuatu, à Lifou, en province des Îles Loyauté. L’atterrage est prévu sur le site de l’Office des postes et télécommunications de Nouvelle-Calédonie (OPT-NC).
Un renforcement des infrastructures numériques
Initialement conçu comme un lien de secours destiné à sécuriser les communications internationales du Vanuatu, le projet Tamtam a évolué pour intégrer également une composante de structuration des réseaux domestiques du pays.
Pour la Nouvelle-Calédonie, cette nouvelle liaison vise à diversifier les routes internationales de télécommunications, renforcer la résilience et la continuité des services numériques, sécuriser les flux stratégiques et consolider le rôle du territoire comme point de connexion régional dans le Pacifique. Le projet s’inscrit dans une stratégie plus large visant à assurer une connectivité internationale fiable et adaptée aux enjeux économiques et géopolitiques locaux.
Une composante scientifique intégrée
Le projet Tamtam comprend également un volet scientifique porté par la société calédonienne Pacific Peering. Quatre capteurs scientifiques, appelés CC-Nodes (Climate Change Nodes), seront installés le long du tracé du câble, au niveau de la faille des Nouvelles-Hébrides.
Ces équipements permettront une observation en temps réel du fond océanique grâce à des fibres optiques dédiées. Les données collectées serviront notamment à la détection des séismes sous-marins et des risques de tsunami, à l’observation de la montée du niveau de la mer et des vagues anormales, ainsi qu’au suivi de l’évolution de la température des océans.
Les informations produites seront accessibles gratuitement depuis la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu. Le volet scientifique est financé par l’Ifremer et accompagné par l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Pacific Peering développe parallèlement une plateforme locale dédiée à la collecte, au stockage sécurisé et à la diffusion de ces données.
Une coopération régionale renforcée
Le câble Tamtam s’inscrit dans une dynamique de coopération régionale entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu. Selon les autorités calédoniennes, ce projet contribue au renforcement des infrastructures stratégiques dans le Pacifique et participe au positionnement du territoire dans les réseaux numériques régionaux, tout en intégrant des enjeux scientifiques et environnementaux.























