Après quatre années de travail collectif au sein de la filière, le « Sucre de l’île de La Réunion » vient de franchir une étape importante vers l’obtention du label Indication géographique protégée (IGP). Un arrêté ministériel du 30 janvier valide officiellement le cahier des charges et lance la procédure auprès de la Commission européenne.
Par un arrêté du 30 janvier 2025, l’État a homologué le cahier des charges du « Sucre de l’île de La Réunion ». Cette décision permet la transmission du dossier à la Commission européenne afin d’obtenir l’enregistrement en tant qu’Indication géographique protégée (IGP).
« C'est une étape clé franchie et décisive avant celle de l’examen européen, qui aboutira, nous l’espérons, à la reconnaissance officielle du label par la Commission Européenne » a indiqué à Outremers360 Sylvie Lemaire, Déléguée générale du Syndicat du Sucre et également cheffe de file de ce dossier au sein de l'association de valorisation qui a porté ce dossier.
Gage de qualité, reconnue dans l'Union européenne, l’IGP permet de garantir l’origine, la qualité et la réputation d’un produit. « Elle a pour objectif notamment de conforter l’excellence du sucre de l’île de La Réunion auprès des consommateurs, de pérenniser le savoir-faire réunionnais du champ au produit fini, de protéger la réputation des sucres réunionnais et de se démarquer des concurrents », a-t-elle ajouté. Cette reconnaissance soulignera également les conditions de production spécifiques et l’ancrage historique fort dans l’île.
« Cette avancée est le fruit d’un travail partenarial engagé, associant l’ensemble des acteurs de la filière Canne-Sucre et les partenaires du territoire » souligne Sylvie Lemaire. L’obtention d’une IGP est un processus long et l'association de valorisation des sucres de l'île de La Réunion espère obtenir l’enregistrement au niveau européen du Sucre de l’île de La Réunion d’ici la fin de l’année.























