Administratice de l’État, Dana Purcarescu a été nommée, la semaine dernière en Conseil des ministres, ambassadrice chargée de l’Indopacifique.
Dana Purcarescu était jusqu’ici « ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République de Djibouti ». Elle avait auparavant officié à l'ambassade de France à New Delhi (Inde) en tant que première conseillère. Une certaine expérience donc de l’océan Indien pour la nouvelle ambassadrice de l’Indopacifique.
Dana Purcarescu succède à ce poste à Marc Abensour, qui avait été nommé en 2022. L’Ambassade de France en Indopacifique couvre une large zone, de l’Afrique de l’Est bordant l’océan Indien aux îles du Pacifique, en passant par Madagascar, l’Asie du Sud-est, l’Inde, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Ajouté à cela, pas moins de sept Outre-mer français : Mayotte, La Réunion, la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, et la Polynésie française, sans oublier les TAAF et Clipperton.
Dans l’Indopacifique, « la France se présente comme une force de paix, de stabilité, de coopération et de prospérité » indique l’Ambassade qui liste quatre « axes prioritaires » : « renforcer la centralité » des DROM-COM de la région, « consolider les partenariats de souveraineté avec les pays de l’Indopacifique », « soutenir le multilatéralisme et la structuration des organisations régionales » et « contribuer activement à la mise en œuvre de la stratégie de l’Union européenne (UE) pour l’Indopacifique établie en septembre 2021 ».
« Cette région constitue à l’évidence le centre de gravité de la nouvelle compétition stratégique mondiale. La montée en puissance de la Chine a bouleversé les équilibres traditionnels. Alors qu’un certain nombre de menaces persistent (prolifération nucléaire, criminalité transnationale organisée, terrorisme djihadiste, piraterie, pêche illicite), la compétition sino-américaine s’intensifie et génère de nouvelles tensions » constate l’Ambassade.
L’Indopacifique devient également un nouveau « centre de gravité de l’économie mondiale », avec notamment six membres du G20 (Australie, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Japon) présents dans cette zone, des voies commerciales maritimes prépondérantes et des pays à fort développement (Indonésie, Inde, Malaisie, Philippines, Vietnam, Afrique du Sud, Mozambique, Tanzanie, Kenya, Singapour, Thaïlande).
Selon le FMI, cette région contribue à plus de 35% de la richesse mondiale et à 70% de sa croissance tandis que les projections de la Banque asiatique de développement indiquent que d’ici 2050, la région pourrait représenter plus de 52% du PIB mondial.
La zone indopacifique reste également marquée par une forte vulnérabilité aux défis environnementaux et climatiques. De grands émetteurs de CO2 se trouvent dans cette zone, et les États insulaires dans les deux océans voient leur existence directement menacée par le dérèglement climatique.























