« Hacker citoyen », ingénieur des risques et enfant d’ouragan Hugo, Gaël Musquet s’engage à nouveau aux côtés du maire sortant de Vernon, François Ouzilleau (Divers Droite), sur une liste où figure également en troisième position éligible, le Premier ministre Sébastien Lecornu. Pour le guadeloupéen, qui a fait de la résilience des territoires son combat, Vernon devient plus que jamais un « laboratoire » au service de l’intérêt général.
Ingénieur météorologue de formation, spécialiste des instruments de mesure, des capteurs et des systèmes d’alerte, Gaël Musquet s’est imposé comme un expert des risques majeurs, naturels comme technologiques. Ancien fonctionnaire d’État passé par le CEREMA, il revendique une culture du service public forgée sur le terrain. Aujourd’hui spécialiste en cybersécurité au sein du Campus Cyber, où il travaille sur les systèmes embarqués et la protection des infrastructures sensibles, il rappelle que « tous nos systèmes d’alerte reposent sur des machines. Si elles sont vulnérables, nos sociétés le sont aussi ». Un engagement scientifique et citoyen salué au plus haut niveau de l’État : il a été fait Chevalier de l’Ordre national du Mérite, une distinction remise par Sébastien Lecornu en 2019.
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Né en Guadeloupe, marqué enfant par le passage de l’ouragan Hugo en 1989, il raconte avoir très tôt fait le serment « d’aider les populations à faire face aux catastrophes ». Arrivé dans l’Hexagone en 2001 pour ses études d’ingénieur, il mettra ses compétences au service d’ONG après le séisme de 2010 en Haïti, avant d’élargir son champ d’action à l’innovation technologique et à la transmission. Enseignant auprès d’élèves ingénieurs, radioamateur passionné, il a fait renaître et dirige également l’Observatoire astronomique de Vernon, accueillant chaque année des dizaines de stagiaires et d’étudiants autour des sciences, du spatial et de la culture du risque.
Installé à Vernon depuis douze ans, il décrit la ville comme son « laboratoire ». Expérimentation de capteurs sismiques et météorologiques, projets pédagogiques, passerelles entre recherche, industrie spatiale et jeunesse locale : l’ingénieur a fait de cette commune de 25 000 habitants un terrain d’innovation scientifique et éducative. « Je ne peux pas expliquer au monde comment se préparer aux crises sans l’appliquer là où vivent ma femme et mes enfants », insiste-t-il. Son engagement municipal s’inscrit dans cette continuité : relier science, éducation, culture des risques et transmission.


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Son choix de rejoindre la liste de François Ouzilleau, où figure également le premier ministre Sébastien Lecornu en troisième position éligible, s’inscrit dans la continuité d’un travail engagé depuis plusieurs années sur les questions de sécurité civile et de prévention des risques. La relation qu’il entretient avec l’ancien maire devenu chef du gouvernement s’est construite autour de ces enjeux concrets. Il revendique aussi une approche transpartisane : pour lui, l’action en faveur de la protection des populations dépasse les clivages électoraux. Élu ou non à l’issue du scrutin, il assure qu’il poursuivra son travail au service de Vernon et de ses habitants afin d’accompagner la ville face aux défis à venir : plans communaux de sauvegarde, risques d’inondation liés à la Seine, attractivité économique autour du spatial et transition écologiques… quelles que soient les configurations politiques. « Les crises n’ont pas de bord politique » ajoute-t-il.
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S’il ne revendique aucun portefeuille particulier, Gaël Musquet se dit prêt à « faire le job » sur ses domaines d’expertise : risques majeurs, sciences, éducation, culture technique. En toile de fond, un fil rouge ultramarin qu’il n’abandonne pas. Par exemple entre Vernon et la Martinique, où il participera prochainement à un exercice tsunami d’ampleur internationale, il entend créer des passerelles concrètes entre l’hexagone et les Outre-mer. « L’innovation est une histoire qui se répète », rappelle-t-il. S'agissant des Outre-mer, on notera également la présence d'un autre ultramarin également très investi pour le territtoire, le Réunionnais Stéphane Randrianarivelo, actuel directeur de cabinet du maire François Ouzilleau et directeur de cabinet du President de l'agglomération, ancien conseiller de Sebastien Lecornu lorsqu'il était ministre des Outre-mer, et toujours fidèle à ce qu'il appelait déjà l'époque la méthode Lecornu " un amoureux des territoires ...".
À l’heure d’une campagne municipale inscrite dans un contexte national et géopolitique tendu, Gael Musquet veut faire de ce mandat un « outil d’espoir » pour une jeunesse qu’il sent inquiète, mais prête à s’engager.
Tania IMACHE























