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Santé : La Polynésie française se dote de sa première Délégation à la recherche clinique et à l’innovation
De gauche à droite : Teanini Tematahotoa, Hani Teriipaia, Jérôme Le Brière, et Raihei Ansquer ©Gouvernement de la Polynésie

Une convention de partenariat visant à créer la première Délégation à la recherche clinique et à l’innovation (DRCI) polynésienne a été signée ce mardi, entre la ministre polynésienne de la Santé, Raihei Ansquer, le représentant du groupement interrégional pour la recherche, Jérôme Le Brière, la directrice du Centre hospitalier de la Polynésie (CHPF), Hani Teriipaia et la directrice de l’Institut du cancer du territoire (ICPF) Teanini Tematahotoa.

 « Commune au CHPF et à l’ICPF, cette nouvelle structure marque une étape importante pour la recherche en santé dans le Pays » salue le gouvernement polynésien dans un communiqué.

La mise en place de cette Délégation bénéficiera d’un financement pérenne de l’État de 68 millions Fcfp par an. Le Groupement interrégional pour la recherche clinique et l’innovation Sud-Ouest Outre-Mer Hospitalier (GIRCI-SOHO) accompagnera également le développement de la délégation et le renforcement des équipes locales. 

« Concrètement une DRCI est une équipe qui aide les professionnels de santé à mener des projets de recherche. Elle les accompagne de la première idée jusqu’à la réalisation de l’étude. Elle contribue aussi à former les soignants, notamment pour recueillir des données fiables et veiller au respect des droits et de la sécurité des patients » explique l’exécutif local.

« La DRCI travaillera avec les patients afin de mieux les informer et de favoriser leur participation aux projets. Elle coordonnera également les travaux entre le CHPF et l’ICPF, tout en permettant à la Polynésie française de prendre part à des projets de recherche menés avec des partenaires extérieurs » ajoute-t-on.

Cette création « constitue une avancée majeure » selon la ministre de la Santé. « Pour la première fois, la Polynésie se dote d’une structure commune dédiée à la recherche clinique ». Elle doit permettre aux patients Polynésiens « d’accéder à des traitements innovants, à des essais thérapeutiques » et, à terme, d’éviter « les évasans dans l’hexagone ».

La ministre voit aussi dans cette convention « un levier supplémentaire pour l’attractivité de nos professionnels de santé et pour faire progresser la science en Polynésie française ». La dotation pérenne de l’État est, selon elle, une reconnaissance de l’engagement du Pays et de sa volonté de développer la recherche localement, notamment en soins primaires.

« Mieux connaître les enjeux de santé propres au fenua et à ses habitants, renforcer l’expertise locale et faire entendre la voix des Polynésiens dans les résultats de recherche sont les ambitions portées par cette DRCI » souligne le gouvernement. « L’enjeu, c’est de pouvoir faire de la recherche en Polynésie française » conclut la ministre.