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Choose Outre-mer : Naïma Moutchou annonce le lancement du premier fonds dédié aux économies ultramarines, doté de 35 millions d’euros
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La ministre des Outre-mer a ouvert, ce jeudi 1er octobre à la Banque de France, la première édition de « Choose Outre-mer », en défendant une « nouvelle doctrine économique » dans les territoires ultramarins, à travers le fonds à impact « Outre-mer One », doté de 35 millions d’euros pour son lancement.

Baptisé « Outre-mer One », il s’agit du « premier fonds à impact dédié aux économies ultramarines » a précisé Naïma Moutchou, doté à son lancement de 35 millions d’euros, et rassemblant des investisseurs publics et privés.

« On parle beaucoup du financement de nos entreprises par le crédit et par le soutien public. Il nous manque encore trop souvent une chose : du capital pour une entreprise qui veut investir, lancer une nouvelle activité, recruter, se moderniser et aller chercher de nouveaux marchés » a expliqué la ministre pour défendre la création de ce fonds.

Parmi les investisseurs, on retrouve notamment le président-directeur général de Meridiam, Thierry Déau qui investit sur ses fonds propres ; l’entreprise INCO Ventures, gestionnaire du fonds, représenté par son président Nicolas Hazard ; la Banque des Territoires, représentée à la fois par son directeur national réseau, Mathieu Aufauvre et son directeur Outre-mer, Hervé Tonnaire ;  l’AFD, représentée par son directeur général Christophe Lecourtier ; la Bred – Banque populaire, représenté par son directeur général Jean-Paul Julia ; le Groupe Bernard Hayot, représenté par Rodolphe Hayot ; l’entreprise Didier Guenin Safidi, filiale d'EDF représentée par son président Didier Guenin ; le groupe Ho Tam Chay, représenté par son fondateur Félix Ho Tam Chay ; le secrétaire général pour l’investissement chargé de France 2030, Bruno Bonnell ; l’entreprise Abchée et fils, représenté par son président Gabriel Abchée ; le groupe GJG, représenté par Jacques Gaddharkan ; et l’association Innovation Outre-mer, représentée par son président d’honneur, Daniel Hierso.

« Pour la première fois nous allons disposer d’un fonds dédié aux Outre-mer », insiste la ministre. « Ce n’est pas une subvention, c’est un investissement. Nous allons chercher des entreprises et des projets économiquement solides, dans lesquels on investit parce qu’on croit à leur réussite (…) qui doit aussi produire du résultat sur le territoire » a-t-elle ajouté. « C’est ça le sens du fonds à impact, chercher à la fois la rentabilité et le rendement ».

Ce fonds investira notamment autour de « trois sujets » : les ressources naturelles, l’autonomie et la décarbonation, la transition sociale et l’inclusion. « Ce fonds n’est pas réservé à quelques très grands projets. Il doit pouvoir intervenir à différents moments de la vie d’une entreprise et accompagner des projets de tailles différentes » a ajouté la ministre.

Remerciant les premiers investisseurs du fonds, Naïma Moutchou a lancé un appel à d’autres investisseurs – « banques, assureurs, fonds, entreprises, investisseurs institutionnels » - « venez regarder, les entreprises, les projets, les modèles économiques (…), et quand le projet est bon, investissez ». « En plus d’être rentable, votre investissement peut produire quelque chose d’utile dans un territoire » a-t-elle insisté.

Outre ce fonds, la ministre appuie sa « nouvelle doctrine économique » sur trois autres axes. En premier lieu l’environnement régional des Outre-mer, des « petits marchés » dont les entreprises doivent « changer d’horizon » et « regarder dans le bassin » régional -nord-américain, caribéen, sud-américain, africain, asiatique et océanien-.

Pour ce faire, « nous allons renforcer notre partenariat avec Business France » à travers « une nouvelle convention avec une idée très simple : arrêter de parler seulement d’ouverture régionale et aider concrètement davantage d’entreprises ultramarines à vendre hors de leur marché ».

Cette nouvelle doctrine repose aussi sur les emplois et les compétences. Un job dating est notamment organisé pendant cette journée, à la fois au siège de la Banque de France à Paris et en simultané dans les DROM. Ajouté à cela, une convention de 3 ans avec France Travail, « pour faire correspondre les besoins des entreprises aux compétences disponibles, pour améliorer la visibilité des offres et des formations et pour faciliter le retour pour ceux qui souhaitent travailler dans les Outre-mer ».

Naïma Moutchou s’est aussi engagée, avec les préfets et les collectivités, à fluidifier le règlement des factures et réduire ainsi les délais de paiement, qui peuvent être « dangereux » pour les entreprises. Elle a aussi promis de la visibilité à travers la loi de programmation et d’orientation Outre-mer actuellement en préparation.  

« Nous avons les moyens de passer d’une économie dont nous connaissons parfaitement les contraintes à une économie dont nous exploitons pleinement les possibilités » a conclu Naïma Moutchou dans son discours d’ouverture du « Choose Outre-mer » durant lequel la ministre a souhaité « réunir ceux qui font l’économie dans les territoires ultramarins » et « ceux qui investissent à leurs côtés ».