Le Giep et le vice-rectorat ont signé, ce mardi 1er septembre, une convention visant à valoriser auprès des scolaires de 3e et des lycées les formations aux métiers de la mer proposées par la structure située à Nouville, afin de permettre une meilleure orientation des élèves, mais aussi favoriser l’insertion professionnelle. Un sujet de notre partenaire Radio 1 Tahiti.
Mécanicien, capitaine, opérateur, service à bord, ou encore stages techniques d’initiation à la navigation, à la pêche, à l’entretien du navire, etc... Le pôle Métiers de la mer du Groupement pour l’insertion et l’évolution professionnelles (Giep), situé à Nouville, à Nouméa, propose une palette de formations dans le milieu maritime qu’il souhaite valoriser auprès des établissements scolaires. D’autant qu’il est le seul organisme aujourd’hui en Nouvelle-Calédonie à assurer ces apprentissages.
Pour ce faire, une convention a été signée, ce mardi 1er septembre, avec le vice-rectorat, instaurant des visites pédagogiques à l’adresse des collégiens de 3e, mais aussi des lycéens et des étudiants de BTS, afin de faire découvrir « concrètement les opportunités professionnelles » du secteur, indique Philippe Darrason, directeur du Giep. « Il s’agit de montrer aux classes ce qu’est un pilote ou un mécanicien sur un navire, de donner la possibilité de discuter avec des formateurs et des professionnels, qui viendraient témoigner de leur expérience, afin de permettre aux élèves de s’ouvrir sur les potentialités de la filière. »
Un potentiel de développement économique
Et pourquoi pas, donner envie aux jeunes de s’engager dans des formations professionnelles en rapport avec la mer après la classe de 3e, et ainsi créer des vocations en suscitant l’intérêt pour ces métiers, qui représentent un potentiel de développement économique pour le pays, considère Philippe Darrason, affirmant qu’il « y a une vraie demande existante dans le maritime, et des besoins ».
Notamment dans un contexte où la Nouvelle-Calédonie cherche à diversifier son économie. « La création d’un pôle de maintenance maritime est en discussion depuis un moment, il y a aussi des choses à faire dans le tourisme, la pêche, l’aquaculture… Tout cela ouvre des tas d’alternatives. »
L’insertion professionnelle constitue justement une des raisons qui a poussé le vice-rectorat à s’inscrire dans la démarche de partenariat. D’une part, bien choisir son orientation est un des facteurs de la réussite, note le vice-recteur Didier Vin-Datiche. « Venir ici pour ceux qui sont intéressés par les métiers de la mer peut permettre d’acquérir des informations qui les confortent ou pas dans la voie qu’ils veulent poursuivre. »
D’autre part, cette convention répond à un des objectifs de l’administration, à savoir « le développement d’un réseau de partenaires, car l’école est connectée au monde économique », insiste Didier Vin-Datiche. « On veut préparer les élèves aux diplômes, mais surtout que les diplômes leur servent ensuite à s’insérer. Pour nous, la mer est un levier de développement et d’attractivité pour le territoire. »
Développer le brevet d’initiation à la mer
Le vice-recteur mentionne notamment les élèves qui préparent le BiMer, un brevet d’initiation à la mer, « qui donne des rudiments d’une culture maritime dans le cadre d’un parcours de 40 heures par an, proposé en 3e au collège de Mariotti, ainsi qu’au lycée de Touho ». L’idée est justement de les développer dans d’autres communes. « Canala est sur les rangs, et on souhaite trouver un quatrième établissement pour proposer le BiMer à la rentrée 2027. »
Sur place, le récent simulateur de navigation maritime dernière génération, reçu en décembre 2025, pourrait aider à séduire des jeunes tentés par des carrières dans ce secteur. La formation des futurs capitaines de navire -dont le diplôme délivré par le Giep est valable à l’international- se déroule en effet sur cet outil ultramoderne, qui permet une expérience immersive avec de multiples mises en situation en fonction de la météo, du vent, de l’endroit…
De nombreux ports, comme celui de Nouméa, mais aussi de Sydney ou de Singapour, ainsi que les passes de Dumbéa et de Boulari ont été modélisés. Le Giep imagine également que, outre les Calédoniens, ce simulateur favorise l’accueil de stagiaires d’autres pays du Pacifique.
Anne-Claire Pophillat pour Les Nouvelles Calédoniennes

