Les mesures de restrictions mises en place à La Réunion à la suite d’une détection du virus de la maladie de Newcastle, très contagieuse et souvent grave qui affecte les oiseaux, notamment les volailles domestiques, ont été levées par arrêté préfectoral. L’annonce a été faite ce mercredi 21 janvier 2026 par la préfecture.
La décision fait suite à la confirmation de résultats sanitaires favorables obtenus après les investigations menées dans la zone concernée. Pour rappel, le virus avait été détecté dans une basse-cour située dans la commune du Le Tampon, à la mi-novembre 2025. Informés d’une mortalité importante de volailles le 17 novembre, les services de l’État avaient engagé des mesures administratives destinées à prévenir toute propagation de cette maladie aviaire réglementée.
Un arrêté préfectoral, publié le 1er décembre 2025, avait alors instauré des zones réglementées autour du foyer identifié, incluant une zone de protection de trois kilomètres. À titre préventif, l’arrêté interdisait également le rassemblement de volailles dans les foires, les marchés et les gallodromes où se déroulaient les traditionnelles batay kok, sur l’ensemble du territoire de La Réunion, le temps des enquêtes épidémiologiques.
Selon la préfecture, les visites sanitaires et les prélèvements réalisés par des vétérinaires mandatés par l’État dans les élevages et les basses-cours situés dans la zone de protection ont permis de mettre en évidence l’absence de circulation active du virus.
En conséquence, l’arrêté a été levé et les restrictions concernant les mouvements et les rassemblements d’oiseaux et de volailles ne sont désormais plus en vigueur.
Le préfet de La Réunion, Patrice Latron, appelle toutefois à maintenir une vigilance accrue face aux menaces de pestes aviaires. Les autorités rappellent que toute suspicion, notamment en cas de mortalité anormale de volailles, doit être signalée au vétérinaire sanitaire ou à la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF).
Par ailleurs, les personnes constatant la présence d’oiseaux sauvages morts, sur la voie publique ou sur une propriété privée, sont invitées à en informer le réseau SAGIR, en précisant le lieu et les circonstances de la découverte. Les services de l’État recommandent de ne pas toucher ni manipuler les animaux retrouvés morts, par mesure de précaution.























