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Coopération régionale : le Territoire de l’Ouest de La Réunion apporte son expertise à Mayotte et au Mozambique pour la préservation des littoraux
©Ville de Mamoudzou

Le programme LITOR-OI (Littoraux, Observation et Résilience – Océan Indien) a été lancé à Mayotte afin de renforcer la coopération régionale autour de la préservation des littoraux et de l’adaptation au changement climatique. Porté par la Ville de Mamoudzou avec la Ville de Maputo, la Région Réunion et le Territoire de l’Ouest, le projet prévoit notamment le partage d’expertises, la réalisation de diagnostics communs et la formation des équipes locales. 

À l’occasion du lancement du programme à Mayotte, Salim Nana-Ibrahim, élu du Territoire de l’Ouest délégué à la GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations), a présenté l’expérience de l’intercommunalité réunionnaise en matière de gestion des risques liés à l’eau et aux espaces côtiers. Le programme LITOR-OI s’inscrit dans un contexte de vulnérabilité partagée entre plusieurs territoires de l’océan Indien. Érosion du trait de côte, montée du niveau marin, risques de submersion, ruissellement et fragilisation des écosystèmes littoraux constituent des problématiques auxquelles sont confrontés Mayotte, La Réunion et le Mozambique. 

Le projet réunit des acteurs institutionnels, territoriaux et scientifiques autour d’un objectif commun : améliorer la connaissance des phénomènes qui affectent les littoraux et renforcer les capacités des territoires à y répondre. La Ville de Mamoudzou porte le programme en partenariat avec la Ville de Maputo, la Région Réunion et le Territoire de l’Ouest. 

Le dispositif bénéficie également du soutien de l’État, à travers le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et associe plusieurs partenaires scientifiques, notamment l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et des universités de la région. Cette coopération doit permettre aux différents partenaires de confronter leurs expériences et leurs méthodes face à des problématiques qui présentent des caractéristiques communes dans l’océan Indien. 

Le savoir-faire de la GEMAPI réunionnaise mobilisé 

Lors de son intervention à Mamoudzou, Salim Nana-Ibrahim, vice-président du Territoire de l’Ouest, en charge notamment de la GEMAPI, a insisté sur l’intérêt d’une coopération entre territoires confrontés à des risques naturels similaires.
« Les problématiques liées au littoral et au ruissellement ne s’arrêtent pas à nos frontières administratives. En tant que territoire insulaire vulnérable, échanger nos savoir-faire en matière de GEMAPI avec nos voisins mahorais et mozambicains est essentiel. C’est en structurant un réseau d’observation régional et des stratégies partagées que nous renforcerons la résilience de nos populations et de nos infrastructures face aux événements climatiques extrêmes. » 

Un diagnostic commun des vulnérabilités 

L’un des axes du programme LITOR-OI consiste à établir un diagnostic partagé de la vulnérabilité des littoraux des territoires partenaires. L’objectif est notamment de mieux identifier les phénomènes auxquels sont exposées les zones côtières et de disposer d’une connaissance commune permettant de faciliter la mise en place de stratégies d’adaptation. Cette démarche doit également contribuer à renforcer les échanges de données et d’observations entre les différents territoires de l’océan Indien. 

Le programme prévoit également la formation et l’outillage des équipes techniques afin de favoriser la diffusion de méthodes de gestion durable du littoral. Le partage d’expérience doit permettre aux collectivités partenaires de confronter leurs pratiques en matière de prévention des risques et d’aménagement des espaces côtiers, mais également d'identifier des réponses adaptées aux caractéristiques propres à chaque territoire. 

La sensibilisation des populations constitue un autre volet du programme. LITOR-OI prévoit notamment des actions destinées à sensibiliser les citoyens aux enjeux liés à la préservation des littoraux et à promouvoir des solutions fondées sur la nature.

Parmi les pistes citées figurent la restauration des zones humides, la protection des récifs et la préservation des mangroves. Ces milieux jouent un rôle dans le fonctionnement des écosystèmes côtiers et peuvent contribuer à limiter certains effets des phénomènes naturels auxquels sont exposées les zones littorales.