Toujours en redressement, la compagnie nationale de la Grande Île reprend son nom Air Madagascar et a relancé ses vols vers Moroni, capitale des Comores, depuis Mahajanga. Elle vise également une desserte de La Réunion, de Marseille, de Bangkok et Guangzhou en Chine.
« Notre responsabilité n’est pas seulement de faire revivre une marque : elle est de reconstruire une compagnie fiable, bien gérée, utile à l’économie nationale et digne de la confiance du public » a déclaré Rado Rabarilala, nommé directeur général de la compagnie depuis six mois.
Née en 2021 de la fusion entre Air Madagascar et sa filiale domestique Tsaradia, la compagnie revient donc à son patronyme d’origine, dans un contexte encore difficile, marqué par plusieurs restructurations, des pertes avoisinant 25 millions de dollars en 2022 et 2023, et un endettement qui avait atteint les 36 millions de dollars en dix-huit mois, pour un passif actuel estimé à 100 millions de dollars mais dont la moitié a été effacé par l’État malgache.
En mai 2026, Rado Rabarilala annonçait des résultats encourageants : le résultat d’exploitation est passé de moins 700 000 dollars à plus de 3 millions de dollars depuis mai 2026 et le chiffre d’affaires du transport dépasse également 2,7 millions de dollars celui de 2025.
Actuellement, la compagnie exploite cinq ATR 72 et a déjà relancé ses vols vers Moroni aux Comores depuis juillet. Le conseil des ministres du gouvernement malgache, actionnaire de la compagnie à hauteur de 51%, a également validé l’acquisition d’un Boeing 737-700.
Et pour cause, Air Madagascar prévoit de desservir La Réunion, Marseille, Bangkok et Guangzhou. Pour l’heure, ces destinations, qui vont permettre de rouvrir « progressivement » la desserte internationale de la compagnie, sont encore au stade de projet. D’autant que Marseille et la Chine nécessiterai un gros porteur.

