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Spatial : Sirius Space prévoit son premier vol depuis la Guyane en 2027 ou 2028

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Spatial : Sirius Space prévoit son premier vol depuis la Guyane en 2027 ou 2028
©Illustration

Le groupe français Sirius Space Services, qui développe une gamme de micro et mini-lanceurs spatiaux, prévoit son premier vol depuis le Centre spatial guyanais « d'ici 12 à 18 mois », soit fin 2027 ou début 2028, a indiqué mercredi son fondateur et directeur général Antoine Fourcade.

Dans la course européenne aux petits lanceurs réutilisables pour tenter de rattraper l'avance américaine, Sirius et d'autres start-up, comme la française MaiaSpace, viennent de se voir distancées par la société allemande Isar Aerospace. Celle-ci a réussi à placer samedi une fusée en orbite depuis la Norvège, une première pour une fusée développée par le secteur privé depuis l'Europe continentale.

Sirius prévoit de faire son « premier vol d'ici 12 à 18 mois », a déclaré Antoine Fourcade sur la chaîne de télévision BFM Business. Selon lui, les tests permettent d'espérer un « premier vol en fin d'année prochaine ». MaiaSpace, filiale d'ArianeGroup, prévoit pour sa part son premier vol d'essai au second semestre 2027.

« Ça aurait été mieux que ce soit la France qui le fasse en premier », a jugé Antoine Fourcade, interrogé au premier jour du Sommet international sur l'espace de Paris, organisé par la présidence de la République. « Les Allemands sont partis en 2018 à développer leur programme de micro et de mini-lanceurs. Nous, en France, on est plutôt partis entre 2020 et 2022 pour développer nos propres solutions », a-t-il expliqué.

Pour la production, Sirius dispose de trois usines en France, dont la première, acquise « il y a un peu plus d'un an » a servi à « prototyper le moteur ». Pour la montée en cadence, Sirius a « repris deux usines » au groupe de sous-traitance automobile en difficulté ACI début 2026, « à côté de Saint-Etienne » et « à Blois ».

« On les transforme pour le spatial, on les fait pivoter pour se servir de toutes ces technologies qui nous permettent de réduire les coûts. On ne développe pas une industrialisation dédiée pour le spatial qui est souvent assez coûteuse. On est en train de retravailler la manière d'industrialiser les lanceurs pour garantir un accès à l'espace compétitif », a développé Antoine Fourcade.

Pour la phase d'industrialisation, il a admis qu'il manquait à son groupe une « cinquantaine de millions d'euros », à trouver grâce à une levée de fonds actuellement en cours. Mais la société se dit capable de « faire son premier vol sans ».

Sirius Space fait partie des six lauréats sélectionnés en Europe par le CNES qui pourront exploiter à terme leur lanceur depuis le Centre spatial guyanais de Kourou, avec Isar Aerospace (Allemagne), Latitude (France), MaiaSpace (France), PayLoad Aerospace (Espagne) et Rocket Factory Augsburg (Allemagne).

Avec AFP