La Fédération des Entreprises des Outre-Mer (FEDOM) appelle le Gouvernement à inscrire, dès le texte initial du Projet de loi de finances (PLF) 2027, la prorogation des aides fiscales à l'investissement productif outre-mer jusqu'au 31 décembre 2034. Déjà prolongé jusqu'en 2029 par la loi de finances 2024, ce dispositif arrive à une échéance que la FEDOM juge trop rapprochée au regard de la durée des grands projets d'investissement ultramarins. Le communiqué ci-dessous.
Dans les Outre-mer, les investissements se heurtent à un risque et un coût du capital plus élevés que dans l'Hexagone : l'aide fiscale reste un levier indispensable. Or l'éligibilité au dispositif s'apprécie à l'achèvement des projets, qui nécessitent souvent trois à quatre ans, voire davantage. Cette incertitude pèse déjà sur leur financement : les partenaires bancaires resserrent leurs conditions face au risque calendaire.
« Cette échéance est aujourd'hui trop proche. Elle engage directement l'avenir de l'investissement et de l'emploi dans les territoires ultramarins », alerte Hervé Mariton, Président de la FEDOM
2034 : donner aux entreprises l'horizon nécessaire pour investir
Pour la FEDOM, inscrire dès à présent la prorogation jusqu'en 2034 donnerait aux entreprises la visibilité nécessaire à leurs décisions d'investissement. Cette prorogation n'a pas de coût budgétaire immédiat : la dépense fiscale n'intervient qu'à la réalisation effective des projets. « Pour nos entreprises, la visibilité est la condition même de l'investissement. Nous demandons donc que la prorogation jusqu'en 2034 soit intégrée dès le texte initial du PLF 2027 », a ajouté Hervé Mariton.
Aussi, la FEDOM appelle les parlementaires à intervenir dès à présent auprès du Gouvernement pour que cette prorogation soit intégrée au PLF 2027.

