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La Région Guadeloupe annonce une avance de 5 millions d’euros pour les agriculteurs en attente du FEADER

Face aux retards enregistrés dans la mise en œuvre des crédits du FEADER 2023-2027, la Région Guadeloupe annonce plusieurs mesures immédiates destinées à répondre aux difficultés rencontrées par les exploitants agricoles. La collectivité, autorité de gestion régionale du fonds européen, entend notamment accélérer le versement des aides et apporter une réponse aux problèmes de trésorerie. 

Cette annonce intervient alors que le monde agricole s’est mobilisé, une délégation de la Région, composée de Jean-Marie Hubert, Premier Vice-Président, Patrick Sellin, président de la commission des affaires européennes, et Patrick Dollin, président de la commission économie verte, a reçu les représentants des agriculteurs afin d’échanger sur leurs difficultés et les solutions à mettre en œuvre. 

La première et mesure annoncée repose sur la mise en place d’un dispositif d’avance de trésorerie de 5 millions d’euros sur fonds propres de la Région. Pour les dossiers d’investissements concernés, la collectivité prévoit une avance correspondant à 20 % de l’aide accordée. Le versement de cette avance doit intervenir au plus tard à la fin du mois de septembre 2026. 

La Région indique que cette mesure fait suite aux échanges engagés le 6 août avec le ministère de l’Agriculture et l’Agence de services et de paiement (ASP), après un courrier d’alerte adressé par le président de Région Ary Chalus. 

Seconde mesure annoncée, la collectivité prévoit également de renforcer l’accompagnement des agriculteurs dans leurs démarches. Certains porteurs de projets rencontrent en effet des difficultés techniques lors de la saisie ou du suivi de leurs dossiers. 

Un plan d’action opérationnel doit ainsi permettre de renforcer la cellule dédiée afin d’accompagner les exploitants dans le dépôt de leurs dossiers et de leurs demandes de paiement. 

La Région affirme vouloir faire de la préservation de la santé financière des exploitations sa « priorité absolue », tout en maintenant le respect des procédures européennes. Elle souhaite également améliorer le fonctionnement d’Europac, avec l’objectif de fluidifier la gestion des fonds européens et de contribuer à l’autonomie et à la souveraineté alimentaire de l’archipel. 

Un nouveau point de situation avec le ministère de l’Agriculture est prévu au début du mois de septembre 2026.