La Commission de l'Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) a tenu du lundi 28 au mercredi 30 septembre 2026 à Fort-de-France, la 7e réunion en présentiel de son Comité de gestion de la biodiversité et des écosystèmes (BEMC), organisée avec la Collectivité Territoriale de Martinique. Représentants des États membres, partenaires régionaux et experts y ont travaillé sur la conservation et la gestion durable des écosystèmes Caribéens.
La réunion s'est déroulée au centre de conférences de la Villa Chanterclerc, sous le thème « Renforcer la résilience face aux pressions environnementales : des solutions innovantes pour la gestion de la biodiversité et des écosystèmes dans la Caraïbe orientale ». Selon l'OECO, elle visait à permettre aux États membres d'échanger leurs connaissances et leurs approches et de consolider leur coopération face aux menaces qui pèsent sur la biodiversité.
Le président du Conseil exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique, Serge Letchimy, a accueilli les participants. Il a plaidé pour une démarche collective à l'échelle régionale en faveur de la conservation et rappelé le rôle que le territoire entend jouer dans la coopération environnementale.
La Martinique a présenté plusieurs de ses initiatives, dont la restauration écologique d'anciennes décharges, des travaux de recherche et de suivi de la biodiversité et l'utilisation des données environnementales pour orienter le développement durable. Les autres États membres ont exposé leurs propres actions nationales, tandis que les discussions ont porté sur la mobilisation de ressources, la collaboration régionale et l'amélioration de la gestion de la biodiversité.
Les délégations ont également participé à des visites de terrain, dont une sortie en mer dans la réserve marine Albert Di Falco, afin d'observer des méthodes de protection et de gestion des écosystèmes susceptibles, selon l'organisation, d'être reproduites ailleurs dans la région.
La journée du 30 septembre a été consacrée à la formation technique. Animée par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), elle était financée par l'Union européenne dans le cadre du programme COLOURS (Communities, Local Outcomes and Regional Science) de l'OECO. Elle avait pour but d'aider les États membres à mettre en œuvre le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, en particulier son objectif 3, qui prévoit de conserver au moins 30 % des zones terrestres, d'eaux intérieures, côtières et marines de la planète d'ici 2030, et son objectif 21, consacré à l'accès aux données et aux connaissances sur la biodiversité.
Proposée en format hybride, cette formation a abordé l'efficacité de la gestion des aires protégées, les autres mesures de conservation efficaces par zone, les zones marines d'importance écologique ou biologique et la gestion des données sur la biodiversité. Les participants ont aussi été initiés au Portail des aires protégées de la Caraïbe (CPAG), une plateforme régionale destinée à la collecte, à l'analyse et au suivi de ces données.
La Caraïbe orientale fait partie du point chaud de biodiversité des îles caribéennes, l'un des 36 recensés dans le monde. D'après le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques (CEPF), cet ensemble compte environ 11.000 espèces de plantes à graines, dont 72 % sont endémiques, et environ 82 % des plus de 600 espèces de reptiles indigènes de la région n'existent nulle part ailleurs.

