Arrivé récemment dans les eaux de Polynésie, le trimaran de course océanique Wraith II va tenter d’établir un « temps de référence » sur le parcours Tahiti–Tetiaroa–Tahiti, en « environ trois heures » avec un équipage de six à huit personnes. Un « record ouvert » auquel d’autres personnes pourront se mesurer, et une première étape d’un projet « plus large » porté par le skipper et ingénieur polynésien Michaël Girard. Dès novembre 2026, il vise la Route du Rhum avec son associé Sean Vernon, puis la Caribbean 600 avec une équipe du fenua, avant de revenir en 2027 avec un autre trimaran qui doit rester en Polynésie, servir de support pédagogique avec la Saga et promouvoir la course au large. Précisions avec notre partenaire Radio 1.
Une nouvelle « référence » de vitesse pour la voile en Polynésie ? C’est l’objectif de Michaël Girard et Sean Vernon avec le trimaran de course océanique Wraith II. L’équipage, composé de six à huit personnes – majoritairement des locaux – tentera ce dimanche ou lundi, selon la météo, d’établir un temps de référence sur le parcours Tahiti – Tetiaroa – Tahiti. « Avec une vitesse d’environ 25 nœuds, on espère terminer la traversée en près de trois heures », explique Michaël Girard, ingénieur spécialisé dans les bateaux de course né à Tahiti et qui pratique la course au large à haut niveau.
L’objectif n’est « pas seulement la performance, mais aussi la création d’un record ouvert », destiné à devenir une référence « afin que d’autres puissent, à l’avenir, se mesurer sur ce tracé », précise le communiqué. Le temps sera officialisé par le World Sailing Speed Record Council (WWSR) aux États-Unis. Une manière, selon l’organisation, de « faire rayonner la course au large en Polynésie et d’inscrire ce parcours dans le paysage sportif local ».
La semaine dernière, le trimaran a navigué dans les Îles Sous-le-Vent pour finaliser sa préparation. Ces sorties ont permis de valider le bateau et l’équipage, notamment lors d’une Moorea – Fare (Huahine) bouclée en 5 h 30.
« Projet Route du Rhum en trimaran de 20 m de long »
Cette traversée vise aussi à « s’entraîner et faire parler », souligne Michaël Girard, qui rappelle que « la voile, ce n’est pas que de la croisière, c’est aussi de la course ». Donner de la visibilité, car ce record représente la première étape d’un projet « plus large » porté par le navigateur né à Tahiti et qui travail dans le milieu depuis dix ans : « représenter la Polynésie française sur l’une des courses transatlantiques les plus mythiques au monde ».
Avec son associé Sean Vernon, – qui s’est récemment illustré en établissant un temps de référence en solitaire entre les États-Unis et Tahiti, parcouru en 9 jours à la voile, sans assistance – Michaël Girard vise la Route du Rhum en novembre 2026, une course en solitaire de 3 543 milles nautiques, soit 6 562 kilomètres entre Saint-Malo (France) et Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Deux trimarans de 20 mètres de long seront engagés : le Wraith II et Te mana o te mau motu (actuellement en rénovation en France). Une première pour l’ ancien directeur technique d’une équipe ayant participé au dernier Vendée Globe, mais aussi « la première fois pour un Polynésien il me semble », précise-t-il.
Michael Girard souhaite aussi aligner un équipage polynésien sur « de grandes épreuves internationales », comme la Caribbean 600 en février 2027, « une course de référence en multicoque au départ d’Antigua ».
Ces projets visent à « former, fédérer et mettre en lumière des marins polynésiens au plus haut niveau de la course au large ». Déjà soutenu par plusieurs entreprises locales, dont Air Tahiti Nui, il recherche encore des partenaires du fenua prêts à s’associer à cette aventure.
Le trimaran Te mana o te mau motu au « service du fenua »
À l’horizon 2027, deux autres actions sont prévues : ramener en Polynésie le trimaran Te mana o te mau motu pour participer, entre autres, à la Tahiti Pearl Regatta, puis en faire un « outil de transmission et de découverte de la voile de haut niveau ». Le projet prévoit des actions pédagogiques auprès des enfants du fenua, dans les écoles des îles, via notamment un partenariat avec la Saga. L’objectif : faire découvrir « la course au large, les métiers du nautisme et les valeurs liées à l’océan ». Le bateau servira aussi à proposer des « expériences de navigation aux touristes ».
Par Radio 1























