Réunis ce vendredi en conseil communautaire, les élus de la communauté de communes Teporionu’u - regroupant Papeete, Pirae et Arue - ont reconduit Yvonnick Raffin à la présidence. L'ancien ministre de l'Économie avait été élu une première fois en 2023. Un sujet de notre partenaire TNTV.
Les élus de la com’com Teporionu’u, qui regroupe Papeete, Pirae et Arue, jouent la carte de la continuité. Réunis ce vendredi en conseil communautaire, ils ont acté le maintien de Yvonnick Raffin, élu de Pirae, à la présidence, confirmant la gouvernance à la tête de cette intercommunalité née en 2023.
Une décision consensuelle pour une structure dont l’objectif est de mutualiser les moyens et des compétences clés pour répondre aux obligations du CGCT, le Code général des collectivités territoriales, sur des sujets essentiels comme l’assainissement des eaux usées et la gestion des déchets verts. Et surtout, faire baisser la facture des administrés.
Par ailleurs, Rémy Brillant, fraîchement élu maire de Papeete, a évoqué l’hypothèse d’une présidence tournante lors des prochaines échéances. « J’ai posé la base d’une gouvernance tournante, c’est-à-dire sur la durée d’un mandat de 7 ans. On est trois partenaires, j’ai souhaité qu’on puisse réfléchir à ça. Moi, je crois en l’intercommunalité. Je pense qu’on peut faire des économies d’échelles, qu’on on travaille en commun. L’objectif à terme c’est aussi, à terme, de faire baisser la redevance d’assainissement sur les trois communes, d’avoir donc plus de flux. »
Côté assainissement, un chantier majeur est déjà lancé : onze kilomètres de réseau doivent relier les trois communes d’ici 2028. Une opération chiffrée à 5 milliards de Fcfp, subventionnée par le Contrat de développement et de transformation, l’Office de la biodiversité, dont le financement est complété par un emprunt auprès de l’Agence française de développement.
Les objectifs poursuivis étant d’augmenter le nombre d’usagers en étendant le réseau, et de sécuriser les redevances futures. Un second projet suivra, avec l’extension de la station d’épuration de Papeete, estimée à 3 milliards de Fcfp.
« Là nous sommes en phase de test, d’analyse et surtout d’optimisation pour voir un peu ce qui est utile, ce qui peut être priorisé. Les bailleurs de fonds ne prêteront que s’il y a cette garantie de prise en charge des coûts. Donc c’est en augmentant les volumes qu’on permet d’avoir des ressources supplémentaires qui vont nous permettre de financer nos investissements », résume Yvonick Raffin.
Pour l’heure, Teporionu’u se concentre sur deux compétences, mais la communauté de communes n’exclut pas d’élargir son champ d’action.
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