La chanteuse et auteure guyanaise Saïna Manotte nommée dans trois prix littéraires pour son roman « Un zakari et une danse »

La chanteuse et auteure guyanaise Saïna Manotte nommée dans trois prix littéraires pour son roman « Un zakari et une danse »

Le premier roman de la chanteuse et auteure guyanaise Saïna Manotte « Un zakari et une danse » qui vient d’être réédité aux éditions Au Maximum, est en lice dans trois prix littéraires : le Grand Prix du roman métis 2026, le Prix du roman métis des lecteurs 2026 et le Prix hors concours 2026. Après ses performances musicales déjà reconnues, ces trois nominations reflètent tout le talent littéraire de cette amoureuse des mots et de l’écriture.

Pour un premier roman, c’est un coup de  génie qu’a réalisé Saïna Manotte. L’artiste guyanaise s’était imposée jusque-là par son talent musical. Il y a plus de dix ans, en effet, elle présentait ses premiers titres « Petit Pays », « Guyane, ki sa ki rivé to » et s’affirmait avec son premier album « Ki moun mo sa » (« Qui je suis »), sorti en 2020. Une sorte de manifeste où elle signifiait à la face du monde sa volonté de prendre toute sa place dans l’univers musical avec ses racines profondes ancrées dans la terre guyanaise, et réaffirmait une fois pour toutes qu’elle fait partie de cette génération sur laquelle il faudra compter pour défendre les couleurs musicales de la Guyane et les emmener le plus loin possible.

Une entrée remarquée dans la littérature

Aujourd’hui, elle pourrait ajouter la littérature aussi.  Car elle est en passe de gagner ses galons de d’écrivaine reconnue. Auteure, compositrice-interprète, musicienne, productrice et réalisatrice de clips, mêlant rythmes traditionnels et sonorités modernes sur des textes parfois engagés, elle a ajouté à sa besace déjà bien remplie l’activité de romancière en faisant une entrée remarquée er remarquable dans la littérature.    

En témoigne son premier roman « Un zakari et une danse » publié en 2023 aux éditions Mahury et réédité cette année sous les couleurs de la maison d’édition Au Maximum, qui est en lice dans trois prix littéraires. Ce roman qui explore un univers créole peuplé de personnages hauts en couleurs où la petite histoire familiale se juxtapose avec l’Histoire de la Guyane du XXème siècle et où les questions sociétales et politiques constituent de véritables lignes de force, est nommé pour le Grand Prix du Roman Métis 2026, sa déclinaison : le Prix du Roman Métis des lecteurs 2026, et aussi le Prix Hors Concours 2026. 

Les deux premiers prix sont portés par la ville de Saint-Denis de La Réunion et récompensent chaque année « un roman ou un récit d’adulte de langue française qui met en lumière les valeurs de métissage, de rencontres, de diversité, d’échanges culturels, d’humanisme et d’universel ».

Sélectionnée parmi quarante autrices et auteurs pour le Prix Hors Concours 2026

Quant au Prix Hors Concours, il est porté par l’Académie éponyme, récompense des textes francophones, et valorise la création littéraire indépendante. Concernant ce dernier prix, Saïna Manotte fait partie des quarante autrices et auteurs retenus par un comité de lecture composé de 350 professionnels qui voteront avant le 30 septembre pour établir une nouvelle sélection de cinq titres afin de décerner le Prix Hors Concours en novembre à la Maison de la Poésie, à Paris.

En tout état de cause, il faut croire que Saïna Manotte, dont Christiane Taubira, l’ancienne Garde des Sceaux, qui en connaît un rayon sur le talent littéraire, dit d’elle, qu’elle a « la plume généreuse », a signé avec « Un zakari et une danse », un roman « audacieux, exigeant et ouvert à tous », dans l’esprit de la littérature que défend l’Académie Hors Concours.

E.B.

« Un zakari et une danse »

De Saïna Manotte 

Edition Maximum

211 pages