Cette Polynésienne, diplômée en sciences politiques puis en management, est passée par la French Tech Polynésie et est active, ces dernières années, à Paris, dans le conseil aux entreprises, notamment en matière de développement durable. Elle prendra en septembre les rênes d’une délégation que le Pays, après de sérieux errements de gestion, s’est efforcé de restructurer, et qui était privée de cheffe de service depuis la fin de l’année dernière. Un sujet de notre partenaire Radio 1 Tahiti.
Maireraurii Sue a été nommée cheffe de service de la délégation de la Polynésie française à Paris à compter du 1ᵉʳ septembre. La représentation hexagonale du Pays n’avait plus de chef désigné depuis novembre dernier, et le départ de Sarah Teriitaumihau, qui a pris la tête du service de communication de la présidence.
C’est justement le cabinet de la présidence qui gérait directement le service, dont le coût, l’efficacité et le fonctionnement ont été régulièrement interrogés ces dernières années, par la chambre territoriale des comptes, dans des rapports internes, ou dans le débat politique à Papeete.
Fin novembre 2025, un arrêté avait été adopté pour « simplifier » son organisation, recentrer la délégation sur ses missions principales, mieux encadrer ses agents, et ses dépenses, notamment en matière de prise en charge des élus de passage… Et mettre son statut en cohérence avec ses effectifs : 13 agents aujourd’hui, dont un responsable administratif et financier fraichement recruté, contre une trentaine au moment de la dernière réforme statutaire, en 2011.
La nouvelle cheffe de service devra donc poursuivre cette restructuration et redonner à la délégation un intérêt incontestable. Le gouvernement compte pour ça sur Maireraurii Sue, polynésienne au parcours jusque-là très orienté vers les entreprises privées.
Titulaire d’une licence d’histoire-géographie de l’université de la Polynésie française, elle a poursuivi son parcours universitaire à Paris et à Bruxelles, avec une maîtrise de sciences politiques à Panthéon-Assas et un master en coopération internationale et politique de développement à l’université libre de Bruxelles. Elle a par la suite complété sa formation par un Executive MBA délivré par la Mannheim Business School et l’ESSEC, écrit ainsi le gouvernement dans un communiqué.
Son parcours professionnel l’a conduite de l’UNESCO aux médias de solutions à impact, puis au sein de la French Tech Polynésie à 2050. Avec NOW, une initiative du groupe Les Échos-Le Parisien, elle a construit sa carrière autour d’une même orientation, celle d’organisations tournées vers l’anticipation des transformations à venir. Elle y a occupé des fonctions de partenariats stratégiques, de représentation et de pilotage de programmes de formation et de prospective, à l’interface entre dirigeants, institutions et écosystèmes.
De retour en Polynésie française à partir de 2021, elle a mis cette expérience au service de plusieurs structures locales avant de rejoindre 2050Now à Paris en 2024, où elle occupe depuis les fonctions de Global Partnerships Senior Manager.
Charlie René pour Radio 1 Tahiti

