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À Kouaoua, l’évacuation du minerai pourrait reprendre en septembre selon la SLN
© SLN

La Société Le Nickel poursuit les travaux de construction de quatre ponts de franchissement de la rivière, à Kouaoua, nécessaires pour acheminer le minerai extrait sur mine jusqu’au bord de mer, alors que la Serpentine est hors service depuis plus de deux ans. L’opération doit permettre de «garantir la poursuite de l’activité du centre minier». Précisions avec notre partenaire Les Nouvelles Calédoniennes. 

 

La Serpentine de Kouaoua, un convoyeur qui permettait d’évacuer le minerai depuis la mine vers le quai de chargement en bord de mer, était une énième fois "lourdement dégradée" et "incendiée sur la quasi-totalité de son tracé de 11 km" dans la soirée du 15 mai 2024, au début des émeutes, rappelle la Société Le Nickel dans un communiqué, ce mercredi 17 juin, rendant impossible l’acheminement du minerai jusqu’aux minéraliers, en vue d’être expédié à l’usine.

Lire aussi : Nickel calédonien : Le centre minier de la SLN à Kouaoua à l’arrêt et 120 salariés en congés forcés suite à un blocage

Une situation à laquelle le métallurgiste a décidé de remédier en privilégiant la solution du roulage entre la mine et le bord de mer, via une piste dédiée longeant la rivière Kouaoua, ce qui nécessite l’aménagement de quatre ponts. Une étape jugée "essentielle" par Guillaume Kurek, directeur général de la SLN, "pour sécuriser durablement l’évacuation du minerai, préserver l’activité économique et les emplois sur la commune et sécuriser l’approvisionnement de l’usine de Doniambo".

600 millions de francs

La construction de ces ouvrages, indispensables pour franchir le cours d’eau, avance, informe la SLN. Leur livraison est prévue en septembre 2026, soit avec un peu de retard sur le calendrier initial, qui prévoyait une fin des travaux pour le début de l’année. Et une reprise des opérations de roulage est annoncée dès leur mise à disposition.

Le premier ouvrage, en pied de mine, est en phase d’achèvement, indique le communiqué, tandis que les travaux du pont le plus à l’aval de la rivière sont en voie de finalisation. L’édification des deux autres "débute actuellement par le battage des pieux".

La création de cette nouvelle voie d’évacuation, qui représente un investissement de 600 millions de francs, est contrôlée, note la SLN, et n’affecte pas la rivière. Les entreprises spécialisées qui interviennent "appliquent rigoureusement les recommandations de la Davar pour préserver la qualité de la ressource en eau".

© SLN

Fin mars, des habitants opposés au chantier l’avaient bloqué, avec pour conséquence le placement des salariés en congés payés. Le conflit s’était réglé près de deux mois plus tard, avec une annonce de reprise progressive de l’activité à compter du 1er juin.

145 salariés

L’industriel insiste sur l’importance du centre de Kouaoua dans "la chaîne de valeur de la SLN", employant "directement 145 salariés", et générant l’activité "d’une cinquantaine de sous-traitants", "un acteur économique majeur de la commune". Le minerai extrait sur le site contribue à l’alimentation de l’usine de Doniambo et "participe à l’équilibre de son approvisionnement", ajoute le communiqué.

Le métallurgiste indique que ce chantier résulte de "nombreux échanges avec les services de la province Nord pour les conventions de roulage, la Davar pour autoriser les travaux, la mairie et les autorités coutumières pour accompagner l’ensemble des phases du projet de relance de l’activité sur la commune".

Par Les Nouvelles Calédoniennes