Mayotte : La préfecture et l'ARS détaillent les mesures de précaution face au risque d’Ebola

Mayotte : La préfecture et l'ARS détaillent les mesures de précaution face au risque d’Ebola

La préfecture de Mayotte et l’Agence régionale de santé (ARS) ont détaillé ce mercredi 20 mai les mesures de précaution mises en place face à un risque potentiel d’importation du virus Ebola sur le territoire. Ces annonces interviennent après une réunion interministérielle organisée par le gouvernement.

Dans un communiqué, les autorités rappellent toutefois que le risque d’introduction de la maladie à Mayotte est considéré comme « très faible » à ce stade, alors qu’une épidémie est en cours en République démocratique du Congo.

L’ARS indique avoir renforcé son dispositif de veille sanitaire. Une équipe d’investigation a notamment été constituée afin d’identifier d’éventuels cas contacts. Des actions de sensibilisation et de formation doivent également être menées auprès des professionnels de santé et des agents des services partenaires.

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Les autorités précisent par ailleurs que le Centre hospitalier de Mayotte dispose de capacités d’hospitalisation adaptées pour accueillir d’éventuels patients dans des conditions sécurisées. Plusieurs dispositifs spécifiques sont prévus, notamment un transport médicalisé et isolé des autres patients, l’organisation des prélèvements biologiques et leur transfert vers un centre de référence dans l’Hexagone, ainsi que la mise à disposition d’équipements de protection individuelle pour les soignants. Une gestion spécifique des déchets hospitaliers est également annoncée.

Selon le communiqué, l’ARS bénéficie d’un appui national et zonal et peut solliciter des renforts ou une expertise spécialisée en infectiologie si nécessaire. Ces annonces interviennent alors que des syndicats hospitaliers alertent régulièrement sur un manque de personnel au sein du système de santé local. Les autorités annoncent également un renforcement du dispositif de lutte contre l’immigration clandestine ainsi qu’une présence médicale accrue dans les lieux accueillant des migrants, notamment le camp de Tsoundzou.

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Pour justifier leur évaluation du risque, les autorités soulignent que la durée moyenne d’incubation du virus Ebola est d’environ sept jours. Elles estiment que les ressortissants de la République démocratique du Congo tentant de rejoindre Mayotte de manière irrégulière mettent généralement entre deux et trois mois pour atteindre le territoire.