La Réunion : TERRACOOP présente un « plan de redressement ambitieux et pacificateur » pour l’avenir de SOFICOOP et de la filière agricole

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La Réunion : TERRACOOP présente un « plan de redressement ambitieux et pacificateur » pour l’avenir de SOFICOOP et de la filière agricole

La Société Coopérative Agricole TERRACOOP, acteur historique majeur de l’agriculture réunionnaise représentant près de 80% des exploitants de l’île, annonce avoir déposé un projet de plan de redressement concurrent pour la société SOFICOOP.

SOFICOOP, qui regroupe 47 entités et emploie près de 1 000 salariés a ouvert une procédure de sauvegarde, convertie en redressement judiciaire le 16 avril 2025 du fait d’un passif déclaré de plus de 369 millions d'euros. Le sauvetage de SOFICOOP est un enjeu systémique majeur pour la Réunion avec 1 500 éleveurs et plus de 10 000 emplois indirects qui en dépendent.

Le projet de reprise par TERRACOOP repose sur une vision de performance industrielle durable, de transparence et de pacification des relations au sein du territoire avec une ouverture à la concurrence des prix de l’alimentation animale (détenue aujourd’hui par PROVAL sous SOFICOOP) et le maintien de 100% des emplois.

Restaurer le pouvoir d’achat et la souveraineté alimentaire

Fidèle à sa mission de « nourrir La Réunion », TERRACOOP propose de rendre la société PROVAL autonome afin de restaurer une concurrence saine sur le marché de la nutrition animale. Cette mesure vise à redonner aux 1 500 éleveurs réunionnais leur liberté d’approvisionnement et un véritable levier sur leurs coûts de production. De plus, le plan garantit le paiement régulier des cotisations interprofessionnelles pour soutenir la structuration durable des filières locales et le revenu des éleveurs.

Le projet de séparation des 2 usines d’aliments, URCOOPA et PROVAL, permettrait de remettre une dynamique concurrentielle sur le prix de l’aliment du bétail, et donc sur le revenu des éleveurs et le pouvoir d’achat. Cela se fera en préservant la totalité des emplois.

Un engagement financier massif pour garantir la pérennité et maintenir les emplois

Le plan de TERRACOOP mobilise des ressources financières s’élevant à 105,4 millions d’euros sur la durée du plan. Cette solidité financière s’appuie sur un apport immédiat de « New Money » de 42,2 millions d’euros, qui s’appuie sur des apports en capital faits par TERRACOOP et certains adhérents, et un accord avec le groupe DUCHEMANN & GRONDIN. Cette stratégie de financement permet de renforcer immédiatement les fonds propres de SOFICOOP sans recourir à un nouvel endettement bancaire pour le remboursement du passif.

L’extinction définitive des litiges pour une exploitation sereine

TERRACOOP a conclu un accord exclusif et historique avec le groupe DUCHEMANN & GRONDIN permettant d’éteindre définitivement les risques judiciaires pesant sur SOFICOOP. Cet accord prévoit l’abandon total de 247,6 millions d’euros de créances litigieuses, sécurisant ainsi durablement le bilan de l’entreprise. En complément, cet accord apporte une trésorerie complémentaire de 18,1 M€ à SOFICOOP.

Un programme d’investissement record pour la modernisation

TERRACOOP projette un plan d’investissement massif de 175 millions d’euros sur 10 ans, soit 17,1 millions d’euros par an. Ces fonds seront alloués à la modernisation et à la conformité des outils de production (50 %), à la transition numérique (25 %) et à l’innovation (25 %) et permettront de favoriser une agriculture durable (dont une meilleure gestion des déchets) pour renforcer la compétitivité technique de SOFICOOP face aux enjeux de demain. Cela permettra également aux salariés de travailler dans de meilleures conditions de travail.

Une gouvernance tournée vers la performance

Le projet prévoit aussi une modernisation profonde de la gouvernance avec la mise en place d’un pilotage par « Business Units » et l’utilisation d’indicateurs de performance (KPI) en temps réel. Sur le plan social, TERRACOOP s’engage fermement au maintien de l’intégralité des emplois et à la mise en œuvre d’un plan d’amélioration de la qualité de vie au travail.

Un projet qui vise à protéger l’ensemble des filières élevages à La Réunion

Le projet prévoit d’apporter à la fois une dynamique concurrentielle sur les prix de l’aliment, tout en gardant un esprit d’acteur structurant pour les filières. Cela se traduit par un accompagnement apporté aux interprofessions animales, par un travail pour améliorer le revenu de l’éleveur, et par pacifier les conflits dans un but de performance collective, qui bénéficie à l’ensemble des filières.