À la veille du lancement d'une troisième édition du leasing social, le député de la Guadeloupe Élie Califer interpelle à nouveau le gouvernement sur l'exclusion de fait des Antilles et de la Guyane d'un dispositif officiellement ouvert aux outre-mer depuis janvier 2024.
Deux éditions successives du leasing social des véhicules électriques ont été lancées en incluant formellement les territoires ultramarins. Résultat : seule La Réunion a réellement pu en bénéficier. En Guadeloupe, en Martinique et en Guyane, le dispositif reste inaccessible. Les concessionnaires guadeloupéens ont depuis longtemps identifié les raisons du blocage : surcoût sur les véhicules neufs, taux d'intérêt plus élevés sans qu'aucune réponse durable n'y soit apportée.
Pourtant le leasing social cible précisément les ménages modestes. En Guadeloupe, le taux de pauvreté atteint 34 à 40 % de la population, contre 14 à 15 % dans l'Hexagone. « Un dispositif qui exclut précisément les ménages qu'il prétend cibler », dénonce le député.
Alors qu'une troisième édition, dotée de 390 millions d'euros, doit être lancée le 16 juillet 2026, Élie Califer demande des mesures d'adaptation fiscale et financière propres aux Antilles et à la Guyane, ainsi qu'un calendrier précis de mise en œuvre. Pour l'élu de la 4ème circonscription de Guadeloupe, l'enjeu dépasse la seule mobilité : il touche directement au pouvoir d'achat et à la transition énergétique du territoire.

