Le CHU de Martinique annonce avoir obtenu, pour la première fois de son histoire, la certification de ses comptes par les commissaires aux comptes. La décision a été présentée vendredi 25 septembre 2026 en conseil de surveillance. Trois réserves ont été formulées à l'issue de cet examen.
C'est une étape nouvelle pour le Centre hospitalier universitaire de Martinique. Soumis à l'obligation de certification de ses comptes depuis 2014, l'établissement n'avait jusqu'ici pas été en mesure d'obtenir cette certification. Les commissaires aux comptes ont cette fois validé les comptes de l'établissement, avec trois réserves.
La certification vise notamment à vérifier la fiabilité et la sincérité des informations financières produites par les établissements publics de santé. Pour le CHU de Martinique, cette démarche s'inscrit dans un travail engagé depuis 2022, avec l'arrivée de la nouvelle équipe de direction.
La Direction des affaires financières a piloté cette démarche sous l'impulsion de son directeur, Gaël Motreff. La certification des comptes avait été identifiée comme un objectif stratégique dès sa prise de fonctions. Une équipe resserrée a travaillé sur ce dossier en lien avec le directeur général et les différentes équipes de direction.
Pour Jérôme Le Brière, directeur général du CHU de Martinique, cette certification vient reconnaître le travail réalisé par les agents de l'établissement : « Cette certification constitue une reconnaissance du travail considérable accompli par l'ensemble des équipes depuis plusieurs années. Je veux saluer ici l’ensemble des agents qui ont contribué, chacun à leur niveau, à la fiabilisation des données et à la sécurisation des opérations. Au-delà de l'enjeu comptable, elle témoigne de la capacité du CHU de Martinique à transformer son organisation et à répondre aux plus hauts standards d'exigence dans la gestion des ressources qui lui sont confiées ».
Pour l'établissement, cette première certification constitue également un enjeu de gouvernance et de relations avec ses différents interlocuteurs. Le CHU estime qu'elle doit contribuer à renforcer la confiance des autorités de tutelle, de ses partenaires et des usagers dans sa gestion.

