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Guyane : le ministre des Comptes publics David Amiel en déplacement du 3 au 5 août pour décliner le plan Douane 2030
© Gouvernement

David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes Publics, est attendu en Guyane du lundi 3 au mercredi 5 août 2026. Son déplacement s'inscrit dans le cadre du plan Douane 2030, qui prévoit 419 millions d'euros d'investissement et 545 créations d'emplois pour renforcer les capacités opérationnelles de la douane française face aux trafics.

La Guyane, comme les autres territoires antillais, est identifiée par le gouvernement comme une porte d'entrée majeure du trafic de drogues vers l'Hexagone. Les ports de Martinique, Guadeloupe, Guyane et La Réunion, qui disposent déjà d'un scanner léger, sont appelés à bénéficier dès 2027 d'une « deuxième ligne de défense » avec des scanners mobiles lourds.

Dès le lundi après-midi, le ministre se rendra à l'aéroport Félix Éboué de Matoury pour une présentation du dispositif de contrôle à 100 % (hors presse), avant de rejoindre le port de Dégrad-des-Cannes à Rémire-Montjoly. Il y inaugurera les nouveaux services de la douane au pôle opérationnel, puis assistera à une démonstration du scanner mobile de basse intensité (SMBI), outil de détection des trafics dans les conteneurs et marchandises.

Mardi 4 août, David Amiel se rendra dans l'Ouest guyanais. Il visitera le poste de contrôle routier de Margot, sur la RN1, puis sera présent sur les berges du Maroni pour une présentation de l'opération Atipa. Ce dispositif interservices qui inclut la PAF, la gendarmerie, les douanes et la police municipale, concentre les contrôles du trafic fluvial au terminal de Saint-Laurent du Maroni. 

Le ministre rencontrera également les agents de la direction régionale des finances publiques (DRFiP) de Saint-Laurent, avant une visite de la maison France Services de la ville.

La dernière journée, mercredi 5 août, débutera à Macouria avec la signature d'un acte de cession foncière en mairie. Le ministre terminera son déplacement à Cayenne par une rencontre avec les agents de la DRFiP et une visite du centre de Baduel.

Ce que le plan Douane 2030 prévoit pour les Outre-mer

Le plan, structuré autour de 30 chantiers et présenté le 2 juillet 2026 à Bercy, prévoit le déploiement de 25 scanners fixes et mobiles supplémentaires sur l'ensemble du territoire d'ici 2030, doublant les capacités de contrôle dès 2027 et quadruplant le volume d'images collectées à l'horizon 2030.

Pour les Outre-mer, les ports de Martinique, Guadeloupe, Guyane et La Réunion qui disposent déjà d'un scanner léger bénéficieront dès 2027 d'une « deuxième ligne de défense » avec des scanners mobiles lourds. L'intelligence artificielle sera déployée pour le traitement des images et le ciblage des flux suspects.

En Guyane, trois points d'entrée concentrent les enjeux. À l'aéroport Félix-Éboué, un scanner à ondes ultrasonores capable de détecter les boulettes de cocaïne ingérées par les mules doit être opérationnel dès septembre 2026, environ une trentaine de passagers parviendraient encore à embarquer chaque jour malgré les contrôles actuels. Au Grand Port de Guyane (Dégrad-des-Cannes), le plan prévoit un renforcement du scanning des conteneurs et de la présence douanière. Sur les frontières fluviales le Maroni côté Suriname, l'Oyapock côté Brésil, des dispositifs de détection adaptés au milieu fluvial et une intensification des patrouilles sont programmés.

Ce plan s'articule avec le plan Antilles-Guyane contre le narcotrafic, présenté le 3 juillet 2026 par les ministères de l'Intérieur et des Outre-mer, qui couvre l'ensemble de la chaîne (police, gendarmerie, justice, coopération internationale). Les 545 créations de postes prévues dans le plan Douane 2030 doivent notamment renforcer les effectifs sur les postes ultramarins les plus exposés.