Les corps de deux des quatre personnes disparues après le chavirage d'une pirogue sur le fleuve Maroni, dans l'ouest de la Guyane, ont été retrouvés dimanche, a-t-on appris de la préfecture.
Ils « sont en cours d'identification », a indiqué le préfet Antoine Poussier. L'un d'eux se trouvait sous la pirogue accidentée, qui a aussi été retrouvée.L'embarcation a fait naufrage avec sept personnes à bord samedi vers 06h15 locales (09h15 GMT), aux abords de la commune de Grand-Santi.
De nombreuses pirogues font chaque jour la liaison avec le Suriname voisin et traversent le Maroni, qui fait office de frontière. Dans cette zone, plusieurs localités ne sont accessibles qu'en pirogue. En amont du Maroni, le réseau routier n'est en effet plus connecté au littoral.
La procureure de la République de Cayenne, Aline Clérot, a annoncé ce weekend avoir ouvert une enquête aux fins de recherche des causes de la disparition. Le groupe avait passé la nuit dans un bar au Suriname avant de regagner Grand-Santi en pirogue, selon les auditions des rescapés, rapportées par la procureure.
Le piroguier, de nationalité surinamaise, a été placé en garde à vue pour homicides involontaires par manquement à une obligation de sécurité et mise en danger de la vie d'autrui. Selon les rescapés, aucun passager ne portait de gilet de sauvetage, pourtant obligatoires depuis le 1er janvier. De plus, la navigation nocturne sur le fleuve est interdite.
Hormis le piroguier, tous les passagers étaient enseignants dans le premier degré à Grand-Santi. Le recteur de l'académie de Guyane, Guillaume Gellé, a indiqué qu'il se rendrait lundi auprès de la communauté éducative de Grand-Santi, et a annoncé que les cinq écoles de la commune resteraient fermées au moins jusqu'à mardi.
Les recherches continuent pour retrouver les deux disparus, et les moyens fluviaux et aériens seront renforcés par un drone à partir de ce lundi, selon la préfecture de Guyane.
Avec AFP























