Face à la hausse durable des prix des carburants, l'UDE-MEDEF Guadeloupe a écrit au Premier ministre Sébastien Lecornu pour alerter sur les difficultés croissantes des entreprises du territoire. Datée du 1er avril 2026, la démarche traduit une inquiétude partagée par plusieurs secteurs : transport, pêche, agriculture, et plus largement toutes les activités fortement dépendantes de l'énergie.
L'organisation patronale prend acte des mesures annoncées par l'État notamment la remise de 20 centimes par litre pour le transport routier, ainsi que des dispositifs spécifiques pour la pêche et le gazole non routier agricole. Mais elle pointe d'emblée leur limite principale : ces aides sont cantonnées au seul mois d'avril. « Sans visibilité ni prolongation, l'efficacité du plan risque d'être fortement réduite, alors que l'urgence est immédiate pour les entreprises de terrain », avertit l'organisation dans un communiqué.
Ce positionnement intervient dans un contexte où Bercy a également annoncé un prêt flash carburant destiné à soutenir rapidement la trésorerie des petites entreprises, dans l'Hexagone comme en Outre-mer. Un dispositif salué par une partie du monde patronal, mais qui suscite aussi des réserves : pour certaines organisations, faire porter le choc énergétique par la dette des entreprises ne règle pas le problème de fond et expose les structures les plus fragiles à un risque d'endettement supplémentaire.
L'UDE-MEDEF Guadeloupe formule deux demandes claires : la prolongation des dispositifs de soutien tant que la hausse se maintient, et une clarification rapide des modalités de mise en œuvre. Pour les entreprises insulaires, la contrainte est double : les surcoûts liés à l'insularité et aux circuits logistiques amplifient mécaniquement l'impact de toute variation des prix à la pompe.





















