Agriculture en Polynésie : Uru, manioc, bananes, taro, une convention de 1,6 milliard de francs pacifique pour le développement des cultures vivrières traditionnelles

© Présidence de la Polynésie

Agriculture en Polynésie : Uru, manioc, bananes, taro, une convention de 1,6 milliard de francs pacifique pour le développement des cultures vivrières traditionnelles

Produire local, transformer sur place et mieux nourrir les enfants. Le projet Tavivat, développé depuis 2023 par le Pays, la chambre d’agriculture et le SPC, entre dans sa phase de « réalisation » avec la signature, ce jeudi, d’une convention de financement. 1,64 milliard de francs, partagés entre l’État et le Pays doivent permettre des développer les filières vivrières traditionnelles. Uru, taro, manioc ou encore banane… L’objectif est notamment d’alimenter les cantines des écoles primaires. Dix communes pilotes sont concernées, avant un déploiement à l’échelle du territoire d’ici 2030. Détails avec notre partenaire Radio 1.

Taro, uru, ou encore banane… Le projet Transition agroécologique vivrière et agrotransformation (Tavivat) a pour objectif de stimuler la production et la consommation de denrées traditionnelles. Après une « phase de maturation » financée par le Pays à hauteur de plus de 110 milllions de francs et soutenue par le plan d’investissement national France 2030 pour 35 millions de francs, et des premières rencontres avec les agriculteurs en octobre-novembre dernier, le projet entre désormais en phase de « réalisation », avec la signature, ce jeudi, de la convention de financement pour un budget total de 1,64 milliard de francs. L’État, via la Banque des Territoires, finance cette phase conjointement avec le Pays, chacun à hauteur de 818 millions de francs, indique la Présidence dans un communiqué.

25 % de produits locaux dans les cantines des écoles primaires

Porté par la direction de l’Agriculture de Polynésie française, mais aussi la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire, le Syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française, l’Établissement public d’enseignement et de formation professionnelle agricole, le SPG Bio Fetia, ainsi que quatre exploitations agricoles privées, le programme vise à « développer la production et la consommation de produits vivriers traditionnels selon des pratiques agroécologiques, en s’appuyant d’abord sur la restauration scolaire ». L’un des objectifs est d’atteindre au moins 25 % de produits locaux dans les cantines des écoles primaires, pour une alimentation « plus saine ». Le projet a pour but aussi le développement d’unités d’agro-transformation, destinées à « valoriser les productions locales ».

Un projet qui nécessite « un nombre important de producteurs, transformateurs et porteurs de projets en cours de sélection », indique la présidence, qui ajoute que c’est aussi une manière « de sécuriser les débouchés, de structurer les filières et de limiter les importations alimentaires ». Les premières actions opérationnelles – formations, équipements et journées de démonstration – débuteront cette année, avec dix communes pilotes : Teva I Uta, Mahina, Huahine, Taputapuātea, Taha’a, Bora Bora, Nuku Hiva, Ua Huka, Rimatara et Rurutu, avant une extension progressive du projet d’ici 2030.

Par Radio 1.