Le Centre des métiers d’art de Polynésie française s’engage aux côtés du Comité organisateur des Jeux du Pacifique 2027 pour concevoir le revers des médailles et réaliser plusieurs trophées de l’événement. Un projet ambitieux qui mêle identité culturelle, exigence artistique et immersion professionnelle, et qui mobilisera élèves et enseignants pendant plusieurs mois. Un sujet de notre partenaire Radio 1 Tahiti.
Quand l’art rencontre le sport. Le Comité organisateur des Jeux du Pacifique 2027 a choisi le Centre des métiers d’art pour concevoir certains des prix remis aux athlètes et autres participants de l’événement sportif, qui se déroulera du 24 juillet au 7 août 2027 à Tahiti, Moorea et Raiatea. Plus précisément, le CMA a signé avec le COJ une convention de partenariat pour conceptualiser le revers des médailles, mais aussi pour imaginer et fabriquer huit des trophées remis lors des Jeux.
Pour le moment, un groupe de travail composé d’enseignants a été constitué afin de proposer rapidement le visuel du verso des médailles, comme l’explique Anatauarii Tamarii, directeur par intérim du CMA : « L’idée, c’est véritablement que ces athlètes-là, ces nations, puissent partir avec un bout de notre identité et que cette dernière puisse continuer à vivre à l’extérieur de notre territoire. Donc c’est vraiment un travail de fond qu’on est en train de mener sur toute la partie graphique, illustration, symbole, portée. On est mobilisés là-dessus. »
Tous les élèves de toutes les disciplines mobilisés sur les trophées
Quant à la réalisation des trophées, pour lesquels le calendrier est moins pressant, le directeur de l’établissement a décidé d’inclure tous les élèves du CMA dans la démarche. Cette dernière sera initiée en fin d’année scolaire afin qu’à la rentrée prochaine, élèves et enseignants puissent se pencher sur le projet.
« Pour un événement d’une telle ampleur, il faut que toute l’école soit mobilisée, toutes les disciplines, toutes les pratiques, tous les points de vue », poursuit Anatauarii Tamarii, qui explique que les trophées mêleront bois, nacre, tapa et fibre afin de présenter toutes les matières travaillées au CMA, tout en impliquant les élèves dans un projet professionnel.
Un projet artistique mais aussi professionnel
« C’est un projet auquel j’ai souhaité souscrire dans la mesure où il s’inscrivait dans une commande, ce qui permettait aussi aux élèves de se mettre en situation professionnelle, avec un cahier des charges, une deadline… C’est cette démarche professionnelle que je souhaite véritablement associer à une démarche purement artistique. Je souhaite faire dialoguer ces deux démarches pour que naisse finalement, à terme, un projet qui soit fécond, parlant, et qui représente les valeurs du Centre des métiers d’art. »
Les élèves, accompagnés de leurs enseignants, auront le premier trimestre à disposition pour finaliser les trophées, qui devront « porter les valeurs du sport et les valeurs de l’art. Et peut-être que, pour un ou deux trophées, on adoptera une approche beaucoup plus contemporaine, avec une réflexion portée par nos étudiants de DN Made », le diplôme national des métiers d’art et du design. « Rien n’est encore acté, mais c’est en cours de réflexion », conclut le directeur par intérim, qui pourrait être nommé directeur lors du prochain conseil d’administration du CMA ce mois-ci.
Lucie Ceccarelli pour Radio 1 Tahiti





















