Nouvelle-Calédonie : Pas de pénurie de carburant, mais une hausse des prix à venir suite aux tensions au Moyen-Orient

©Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie : Pas de pénurie de carburant, mais une hausse des prix à venir suite aux tensions au Moyen-Orient

Dans un contexte international marqué par la crise au Moyen-Orient, le gouvernement de Nouvelle Calédonie et le Haut-Commissariat ont réuni, ce vendredi 10 avril 2026, les principaux acteurs économiques du territoire afin d’évaluer les répercussions potentielles sur l’économie locale et d’identifier des solutions pour y faire face. Focus avec le reportage de nos partenaires de CALEDONIA.

Cette réunion, organisée à la Station N, a rassemblé représentants des organisations patronales et syndicales, chambres consulaires ainsi que plusieurs administrations, dont la direction de l’Industrie, des mines et de l’énergie (DIMENC), la direction des entreprises, de la consommation, de l’attractivité et des télécommunications (DECAT) et la direction des Douanes.

Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé de l’économie et du budget, a souligné l’objectif de cet échange : « Il était important pour nous de faire un point avec tous ces acteurs sur les conséquences de la crise au Moyen-Orient sur l’économie calédonienne et voir quelles actions nous pouvons mettre en place, tous ensemble, pour soutenir à la fois l’économie et le pouvoir d’achat des Calédoniens ».

Parmi les préoccupations majeures figure l’approvisionnement en carburant. Sur ce point, les autorités se veulent rassurantes. « Il n’y a absolument pas de pénurie, et nous avons de la visibilité en la matière jusqu’au mois de juillet prochain (…) Après, ce qu’il faudra suivre attentivement avec le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, c’est l’évolution des prix », explique Jacques Billant, Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, au micro de nos partenaires de Caledonia.

Si les volumes disponibles ne suscitent pas d’inquiétude immédiate, la question des prix apparaît plus sensible. Martin Fessard, directeur général de Total Energies Marketing Pacifique, explique : « Avec la structure de prix fixée par le gouvernement, il y a un décalage de 2 mois entre l’achat du produit et son arrivée sur le territoire, c’est ce qui explique ce décalage dans les prix. Même si ça avait été anticipé sur le mois d’avril mais il y aura une hausse significative sur le mois de mai ».

Face à cette perspective de hausse, plusieurs pistes sont envisagées par les autorités locales. Christopher Gygès détaille les options à l’étude : « On peut faire plusieurs choses, déjà sur le prix du fret, c’est un abattement sur la taxation du fret en Nouvelle-Calédonie. On a fait des propositions sur la baisse des droits de douanes, et sur le fait de privilégier des importations dans la région, notamment Australie et Nouvelle-Zélande, et donc d’avoir des baisses de droits de douanes sur ces territoires, mais cela s’appréhende avec les différents partenaires économiques pour qu’on puisse mettre en place ces différentes mesures ».

À l’issue de cette réunion, le gouvernement et l’État ont indiqué vouloir poursuivre les échanges avec les acteurs économiques afin d’affiner les réponses à apporter. L’objectif est de limiter les impacts de cette crise internationale tout en tenant compte des spécificités économiques du territoire.