Après un diagnostic territorial globalement positif pour 2025, l’heure est à la poursuite des actions engagées. « Les résultats sont au rendez-vous. Ils confirment la pertinence d’une méthode fondée sur la visibilité, l’aller-vers, les opérations ciblées et la coordination étroite avec l’autorité judiciaire », affirme le Haut-commissaire Jacques Billant. Dans ce cadre, un Plan territorial de restauration de la sécurité du quotidien a été mis en place. L’État continuera de travailler, en étroite collaboration avec les collectivités, les maires et leurs polices municipales, les autorités coutumières, les associations de prévention de la délinquance, les acteurs économiques et l’ensemble des partenaires engagés pour garantir la sécurité en Nouvelle-Calédonie.
Diagnostic : la délinquance en Nouvelle-Calédonie demeure essentiellement urbaine, localisée et peu organisée, fortement alimentée par la consommation d’alcool et de cannabis. Elle relève majoritairement d’une délinquance opportuniste et spontanée, ce qui complique son anticipation et son traitement par les forces de sécurité. Cette hausse s’inscrit dans le contexte des insurrections de 2024, qui ont profondément affaibli l’économie du territoire. « Les habitations sont plus vulnérables et perçues comme moins risquées par les délinquants (occupant absent en journée). Néanmoins, les cambriolages de locaux d’activités professionnelles ou associatives sont en baisse pour l’ensemble du territoire », observe le Haut-commissariat.

En ce qui concerne les stupéfiants, la cocaïne et les drogues de synthèse restent, à ce stade, marginales en Nouvelle-Calédonie par rapport au cannabis. Un élément notable doit toutefois être souligné : la saisie douanière de 2,5 tonnes de cocaïne dissimulées dans du fret conteneurisé lors de l’opération DANTE. Cette cargaison, destinée au marché australien, illustre l’exposition croissante du territoire aux flux internationaux de stupéfiants.
En matière de sécurité routière, quatre facteurs principaux expliquent la majorité des accidents mortels : les conduites addictives, avec l’alcool impliqué dans 76% des cas et le cannabis dans 47,6% ; la vitesse excessive pour 59,3% ; et le non-port de la ceinture de sécurité, relevé dans 64,3 % des situations.

Afin de lutter contre la délinquance, le Haut-commissariat de Calédonie a instauré un Plan territorial de restauration de la sécurité du quotidien. Ses objectifs généraux sont les suivants : « Réduire les infractions les plus prégnantes ; Renforcer la présence et l’efficacité des forces de sécurité intérieure, en mettant l’accent sur une mobilisation accrue dans les « points chauds » ; Mobiliser l’ensemble des acteurs locaux du continuum de sécurité pour une réponse coordonnée et ciblée ; Proposer des actions concrètes, réalistes et réalisables, s’appuyant sur un diagnostic territorial et sur une évaluation continue des résultats. »
Le Plan s’articule essentiellement autour de la lutte contre les cambriolages de domiciles, contre les violences intrafamiliales et les violences sexuelles, contre la production et la vente des stupéfiants, et contre la haine en ligne et la protection des élus. D’autres axes de travail incluent le déploiement du « Plan verrou » (renforcement de la couverture territoriale et de la maîtrise des axes stratégiques), le combat contre la cybercriminalité (avec la création en 2025 d’une antenne de l’Unité Nationale Cyber (UNC), rattachée à la Section de Recherches de Nouméa), et d’une Convention PRO-Santé destinée à améliorer la sécurité des professionnels de santé exerçant en Nouvelle-Calédonie.
PM





















