L’Université de la Nouvelle-Calédonie a présenté ce jeudi 19 mars ses chiffres : les diplômés de l’année 2025 et les inscrits de l’année 2026. L’occasion de présenter les actions mises en place pour attirer à nouveau les étudiants étrangers, très clairsemés depuis mai 2024, et les formations à venir pour 2027. Un sujet de notre partenaire Les Nouvelles Calédoniennes.
Si en Nouvelle-Calédonie les étudiants ont repris le chemin de l’Université dès la mi-février, les chiffres de cette rentrée 2026 ont été arrêtés au 1er mars. Catherine Ris, présidente de l’Université, a annoncé ce jeudi 19 mars, que 1 762 étudiantes et 908 étudiants étaient inscrits cette année, soit 103 étudiants de plus qu’en 2025.
« Mais les inscriptions continuent tout au long de l’année », précise Sylvian Raffard-Artigue, directeur de la communication. « En 2025, nous avons dépassé les 3 300 étudiants inscrits en fin d’année. »
Droit économie et gestion attire le plus
La filière Droit, économie et gestion est celle qui attire le plus, avec 732 inscrit·es (88 de plus qu’en 2025), dont 71 % de femmes. Le département Sciences et techniques talonne cette filière avec 730 étudiants, répartis de manière équilibrée entre hommes et femmes. Vient ensuite le département Lettres, langues et sciences humaines (LLSH), avec 671 étudiant·es, dont 76 % de femmes.
Toujours très peu d’étudiants étrangers
Concernant les étudiants étrangers, les conséquences des violences de mai 2024 se font encore sentir. « Nous avons été placés sur liste rouge dans certains pays, ce qui complique la mobilité entrante », constatent la présidente et le directeur de la communication. Cette année, 55 jeunes représentant 21 nationalités fréquentent l’établissement, contre 33 en 2025 et 739 en 2024.
Pour l’université, l’accueil d’étudiants internationaux reste pourtant essentiel. « Leur présence fait monter en qualité à la fois nos formations et notre recherche. Elle permet aussi à nos étudiants soit de partir à l’international, soit de côtoyer ici des étudiants venus d’ailleurs. Cela améliore la qualité des enseignements et de l’expérience étudiante », explique Catherine Ris.
Afin de relancer son attractivité à l’international, l’UNC a mis en place plusieurs dispositifs : sessions de recherche de terrain, masterclass en sciences politiques, universités d’été ou encore campus de français.
700 diplômés en 2025
700 étudiants ont obtenu leur diplôme en 2025, soit un taux de réussite de 68 %, avec 469 diplômées et 231 diplômés. La majorité est issue du premier cycle, avec 241 licences délivrées. « Le premier cycle, du niveau bac + 2 à bac + 3, est un tremplin, d’où le fait que nous ayons le plus d’étudiants en licence », explique Catherine Ris. « Nous avons moins de spécialités en master, que nous développons dans des domaines où il y a une réelle plus-value à être formés en Nouvelle-Calédonie. »
Ainsi, 39 étudiants ont été diplômés du master Métiers de l’enseignement et de l’éducation, et 45 dans les autres masters. L’année 2025 a également vu 11 doctorats soutenus et deux habilitations à diriger des recherches (HDR) délivrées, le plus haut diplôme universitaire.
Perspectives 2027
Enfin, la présidente a évoqué les perspectives pour 2027, avec l’ouverture de nouveaux parcours : une licence d’études politiques adossée au réseau Sciences Po, un nouveau département Génie informatique, électronique et industriel proposant deux parcours (automatisme et informatique industrielle, électricité et maîtrise de l’énergie), ainsi qu’un pôle de formation et de recherche en agronomie tropicale sur le campus de Baco.
Ce dernier délivrera une licence professionnelle, des modules de formation continue pour les professionnels, et vise à développer un master régional en lien avec le réseau Pacific Islands Universities Research Network.
Aurelia Dumté pour Les Nouvelles Calédoniennes





















