Changement de mission pour le groupe local de traitement de la délinquance. Il sera désormais dédié à la lutte contre le narcotrafic à Saint-Denis. Six quartiers du chef-lieu sont concernés, dont Domenjod et Primat.Détails avec notre partenaire Linfo.re
À Saint-Denis, la lutte contre le narcotrafic s’intensifie. Le groupe local de traitement de la délinquance reprend forme pour lutter contre le trafic de stupéfiants. L’objectif : renforcer la coordination entre les forces de l’ordre et le tissu associatif. Domenjod et Commune Primat sont particulièrement ciblés.
« Il faut surtout faire régulièrement de la prévention auprès des jeunes dans ces quartiers, les avertir des effets néfastes des nouvelles drogues qui arrivent sur le marché et qui détruisent complètement ces jeunes. C’est important de les prendre en charge. »
Ce groupe local de traitement de la délinquance prend le relais de celui consacré aux violences urbaines. Sept quartiers sont désormais concernés, avec une présence renforcée sur le terrain.
« Le travail est un travail opérationnel, partenarial, de partage d’informations, y compris nominatives, d’adaptation constante à la fois à l’outil statistique et aux remontées de terrain, pour les concentrer sur deux quartiers qui nous intéressent à l’heure actuelle. Il s’agit du quartier de Primat, qui est régulièrement confronté à des actes de délinquance un peu protéiforme, et du quartier de Domenjod, à la fois pour soutenir les actions que nous menons au sein de la prison, mais aussi dans l’environnement extérieur de la prison », explique Véronique Denizot, procureure de la République de Saint-Denis.
Parmi les priorités de la ville : les mineurs. L’objectif est de les protéger, mais aussi de prévenir la délinquance et de favoriser leur insertion dans le monde économique.
« Les mineurs, lorsqu’ils ne sont plus dans un cadre protecteur, deviennent des cibles et peuvent devenir des bombes et des outils utilisés par les trafiquants. Le devoir de toute une nation est de protéger les plus jeunes », indique Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis.
Le précédent dispositif affiche un premier bilan : entre juillet 2024 et juin 2026, 87 mineurs ont été recensés dans ce cadre.
Par Linfo.re

