CMA CGM demande à tous ses navires dans le Golfe de « se mettre à l'abri » et suspend le passage par le canal de Suez, impactant La Réunion et Mayotte

Un navire CMA CGM au Grand Port Maritime de La Réunion ©DR

CMA CGM demande à tous ses navires dans le Golfe de « se mettre à l'abri » et suspend le passage par le canal de Suez, impactant La Réunion et Mayotte

L'armateur français CMA CGM a demandé samedi à tous ses navires dans le Golfe de « se mettre à l'abri » tandis que le passage par le canal de Suez « est suspendu », impactant directement la desserte des deux départements français de l’océan Indien, La Réunion et Mayotte.

« Tous les navires actuellement dans le golfe Persique, ou en route vers le golfe Persique, ont reçu instruction, avec effet immédiat, de se mettre à l'abri », a déclaré le troisième armateur mondial dans un communiqué.

Le passage par le canal de Suez qui relie la mer Méditerranée à la mer Rouge « est suspendu jusqu'à nouvel ordre, et les navires seront déroutés par le cap de Bonne-Espérance » en Afrique du Sud, ce qui rallongera le trajet de plusieurs milliers de kilomètres en contournant le continent africain, selon la même source. 

« Les clients seront contactés dès que davantage de précisions seront disponibles concernant d'éventuels ports alternatifs de déchargement de leurs marchandises », précise CMA CGM. 

Ce contournement va impacter La Réunion -hub de l'armateur dans l'océan Indien- et Mayotte, sur la route des transporteurs entre l’Europe et l’Asie, et dépendants de cette route maritime. Un allongement des délais d’acheminement est à prévoir, ainsi qu’une pression accrue sur les chaînes logistiques, une probable hausse des coûts de transport et localement, une tension sur les stocks de marchandises. 

Le cinquième armateur mondial, l'allemand Hapag-Lloyd, a de son côté annoncé samedi suspendre son passage par le détroit d'Ormuz, un point de passage clé pour le commerce mondial du pétrole.

Au cours de la journée de samedi, la Force navale de l'Union européenne a annoncé que les Gardiens de la Révolution iraniens prévenaient par message radio les navires que le passage par le détroit d'Ormuz « n'était pas autorisé ». Mais aucune décision officielle en ce sens n'a été prise jusqu'à présent.

Les États-Unis et Israël mènent depuis samedi une série de frappes contre l'Iran, qui riposte par des salves de missiles dans la région, secouée par de nombreuses explosions, faisant craindre un embrasement.

Avec AFP