Lancé le 12 mars 2026 en Martinique et en Guadeloupe, le programme d'accompagnement d'INCO réunit cette année des projets allant des cosmétiques naturels à la transition énergétique, en passant par l'art caribéen et l'intelligence artificielle.
Seize entrepreneurs issus de la Martinique et de la Guadeloupe ont rejoint la deuxième promotion du programme INCOPLEX Outre-Mer, piloté par l'incubateur INCO en partenariat avec Bpifrance et Outre-Mer Network. Le lancement officiel s'est tenu le 12 mars 2026, lors d'un événement réunissant les partenaires et les lauréats.
Le programme s'inscrit dans le cadre de l'initiative nationale Entrepreneuriat Quartiers 2030, opérée par Bpifrance. Sur douze mois, il propose un accompagnement structuré autour de trois axes : renforcement des compétences commerciales et marketing, développement du réseau et de la posture de dirigeant, et identification des solutions de financement adaptées aux contraintes des marchés insulaires.
Des projets ancrés dans les réalités locales
La promotion 2026 illustre la diversité de l'écosystème entrepreneurial antillais. En Guadeloupe, Aude Daneen (Maravilla) mise sur le Calophyllum surnommé « l'or vert des Caraïbes » pour développer une gamme de cosmétiques naturels issus de son exploitation agricole familiale. Beverly André (Hairsolite) transforme quant à elle le gombo en soin capillaire, tandis que Pauline Montauban ambitionne de revitaliser le patrimoine urbain de Pointe-à-Pitre avec un boutique-hôtel culturel, Maison Victoire.
En Martinique, le spectre est tout aussi large. Marc-Alick Paulmin (Papy Pâtes) fabrique des pâtes sèches 100 % à base de légumes tropicaux. Jean-Marc Bullet (Héritage des îles) entend reconnecter la diaspora caribéenne à ses plantes médicinales traditionnelles. Théo Démaret (Pocitron) accompagne les territoires ultramarins dans leur transition bas carbone, quand Edlyne Pamphile (Automat'easy) déploie des solutions d'automatisation par IA à destination des TPE-PME locales.
D'autres lauréats s'attaquent à des secteurs plus transversaux : la data (Lycorp, Audrey Limery), la gestion du patrimoine familial pour la diaspora (AUPREA, Charles Nebot), l'événementiel connecté (Private Cashless, Mike Veldwachter) ou encore la valorisation de l'art caribéen à l'international (SaintArt700, Lauren Boniface).
Un pari sur le rayonnement ultramarin
Pour INCO, l'enjeu dépasse l'accompagnement individuel. Le groupe, qui gère plus de 500 millions d'euros via son fonds INCO Ventures et revendique 485 000 bénéficiaires à travers INCO Academy, veut faire des entrepreneurs ultramarins des acteurs visibles à l'échelle nationale et internationale tout en restant ancrés dans les spécificités économiques de leurs territoires.





















