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Martinique : Une nouvelle opération inédite contre les échouements de sargasses sur le littoral nord-atlantique
© RCI Martinique

Depuis le vendredi 21 août et jusqu’à mardi, un test grandeur nature est mené à Trinité, au port de pêche de Cosmy, pour tester de nouvelles solutions face aux arrivées des sargasses sur les côtes. Pilotée par le GIP Sargasses avec la SOMARA, chargée de la collecte sur le littoral, et la ville de Trinité, l’expérimentation mobilise des moyens importants : une pelleteuse, une barge de très grande dimension et un remorqueur. Précisions avec notre partenaire RCI Martinique.

Dans la baie du port de pêche de Cosmy, une machine affronte une nappe impressionnante de sargasses. Une opération encore expérimentale menée par la société SOMARA. Édouard Porry, son directeur, explique : « C’est une nouvelle méthodologie de collecte innovante, qui consiste à ramasser de façon mécanisée les sargasses et de les transférer directement dans des barges de stockage, 15 fois plus importantes que les petites bennes que l'on trouve à terre. Une fois que la barge sera pleine, c'est de réémerger les sargasses en mer à 20 000 nautiques, à un point qui a été défini par les services de l'État». 

Ramasser, stocker, réémerger, couler

L'enjeu est de renforcer la collecte directement en mer. Une méthode alternative au ramassage au sol appréciable, selon Frédéric Voyer, responsable du GIP Sargasses : « Vu les premiers résultats, cette solution à l’air intéressante. Maintenant, attendons de voir avec la durée de l'expérimentation, d'avoir les chiffres avec les volumes totaux qu'on aura réussi à collecter, le temps que cela prend, pour avoir une nouvelle conclusion sur l'utilité de cette solution».

Si les résultats s'avèrent positifs, ils pourraient servir d'exemple, selon Mathieu Ravaud, neuvième adjoint au maire de Trinité : «Malgré les moyens nautiques mis en place, on a de plus en plus de sargasses. Mais ça reste quand même un soulagement de savoir qu'on peut être aussi réactifs sur la rive de sargasses, parce qu'en réalité, tant que la sargasse reste fraîche, elle ne se décompose pas, elle n'impacte pas forcément la population en termes d'odeur. Donc, si on a les moyens nautiques ou terrestres pour traiter cette sargasse avant qu'elle vienne s'échouer sur le littoral, c'est vraiment magnifique»

L'opération expérimentale doit se poursuivre jusqu'à au moins mardi 25 août.

Par RCI Martinique