La Martiniquaise Audrey Pulvar a été nommée, ce dimanche, adjointe à la mairie de Paris, chargée des Relations internationales, européennes et de la francophonie. Laurent Sorel, également Martiniquais, a lui été nommé adjoint chargé des Outre-mer.
Tous deux font ainsi partie des 36 adjoints -un chiffre qui provoque l’ire de l’opposition- nommés ce dimanche, après l’investiture d’Emmanuel Grégoire, officiellement maire de Paris.
Déjà adjointe lors de la précédente mandature, Audrey Pulvar passe donc de l’alimentation durable, de l’agriculture et des circuits courts aux relations internationales. L’ancienne journaliste martiniquaise a activement mené campagne pour le candidat de la gauche, en réunissant notamment, le 27 février dernier, les associations ultramarines autour d’Emmanuel Grégoire.
Un rendez-vous qui avait également eu lieu avec Laurent Sorel. Né en Martinique, il est membre de l’Après, parti rassemblant d’anciens insoumis en désaccord avec Jean-Luc Mélenchon : Clémentine Autain, Alexis Corbières et François Ruffin. Laurent Sorel récupère la charge des Outre-mer, remplaçant ainsi Jacques Martial, décédé le 13 août dernier.
Laurent Sorel a souvent, pendant la campagne, été accusé d’antisémitisme. Une accusation qui remonte à des propos prononcés en novembre 2023, en Conseil de Paris, lorsque celui-ci, siégeant alors chez les insoumis, déclarait ne « tolérer aucun amalgame, ni entre les Français juifs et les crimes horribles perpétrés par le gouvernement israélien, mais ni, non plus, entre les Français musulmans et les crimes horribles perpétrés par le Hamas ».
Pour l’élu, désormais membre de l’équipe exécutive d’Emmanuel Grégoire, le 7 octobre est bien « un acte terroriste » du Hamas, disait-il encore en novembre 2023, tout en évoquant, à Gaza, « un autre crime de guerre ». Il appelait aussi à être « intransigeant » contre les actes antisémites.
Emmanuel Grégoire, après sa large victoire au second tour des municipales, a été élu ce dimanche par 103 voix sur 163 conseillers présents (60 bulletins blancs). Sa principale adversaire lors des élections, Rachida Dati, était absente de l'intronisation pour raisons de santé.





















