Le gouvernement lance le Programme Prioritaire de Recherche (PPR) « Outre-mer » dans le cadre de France 2030

© CNRS/IRD

Le gouvernement lance le Programme Prioritaire de Recherche (PPR) « Outre-mer » dans le cadre de France 2030

Dans le cadre du plan France 2030, l’État lance un appel à projets 2026 au titre du Programme Prioritaire de Recherche (PPR) « Outre-mer », destiné à soutenir la recherche scientifique face aux défis environnementaux spécifiques des territoires ultramarins. Le pilotage du programme a été confié à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD).



Les territoires d’Outre-mer concentrent une part majeure du patrimoine naturel français, avec notamment 80 % de la biodiversité nationale, environ 55.000 km² de récifs coralliens et près de 7 millions d’hectares de forêts tropicales. Les populations locales dépendent fortement de ces écosystèmes, aujourd’hui fragilisés par le changement climatique et par diverses pressions d’origine humaine.

Parmi les principaux enjeux identifiés figurent la gestion et la réduction des pollutions liées à l’agriculture (fertilisation, pesticides, effluents d’élevage), à l’activité minière (rejets, sites et sols pollués) ainsi qu’à l’urbanisation croissante (eaux usées, décharges). Le changement climatique accentue ces problématiques en imposant des adaptations rapides, telles que le déplacement d’infrastructures ou la modification des usages des ressources naturelles et agricoles.

Face à ces constats, le PPR « Outre-mer » s’articule autour de trois axes de recherche.
Le premier vise à analyser les vulnérabilités et les spécificités structurelles des territoires ultramarins face aux pressions anthropiques et économiques.
La deuxième porte sur l’évaluation des dynamiques de pollution dans les socio-écosystèmes et l’anticipation de leurs impacts futurs.
Le troisième axe est consacré à la transition et à l’élaboration de solutions pour restaurer et protéger les socio-écosystèmes dégradés.

L’appel à projets 2026 a pour objectif de faire émerger des projets innovants et des consortiums structurants, en particulier pour renforcer les équipes et laboratoires implantés dans les territoires ultramarins. Il se déroulera en deux phases.
Une première étape, obligatoire et sélective, repose sur le dépôt de lettres d’intention de cinq pages, évaluées par un comité interne au PPR.
Les projets présélectionnés seront ensuite invités à soumettre un dossier complet, examiné par un comité d’experts internationaux mis en place par l’ANR.

Les projets retenus auront une durée de cinq ans. Le financement pourra atteindre jusqu’à 2 millions d’euros par projet, avec un plafond porté à 4 millions d’euros pour les projets impliquant plusieurs territoires d’Outre-mer situés dans des bassins océaniques différents. L’enveloppe globale maximale prévue pour cet appel à projets est fixée à 10 millions d’euros.