Une opération de sécurité internationale baptisée « Guiana Shield » a été menée du 8 au 12 décembre 2025 par les forces de sécurité du Brésil, du Guyana, du Suriname et de la Guyane française. Cette action conjointe visait à lutter contre les réseaux d’orpaillage illégal et les formes de criminalité organisée qui y sont associées, dans une zone transfrontalière particulièrement exposée à ces activités.
En Guyane, le dispositif a mobilisé de manière importante la Gendarmerie nationale. L’opération s’est appuyée sur un travail préparatoire de renseignement, permettant notamment la transmission d’informations aux autorités brésiliennes afin de faciliter des actions ciblées contre les acteurs impliqués dans la logistique de l’orpaillage clandestin.
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Sur le terrain, trois journées d’opérations coordonnées dites « Espelho » ont été conduites les 8, 10 et 12 décembre, sous le commandement de la compagnie de gendarmerie de Matoury. Des contrôles conjoints ont été réalisés de part et d’autre du fleuve Oyapock, de jour comme de nuit, en lien avec les autorités brésiliennes. En parallèle, des contrôles routiers et maritimes ont été renforcés sur plusieurs axes stratégiques, notamment la RN1, la RN2 et les routes départementales CD8 et CD9, tandis qu’un dispositif maritime d’intervention rapide a également été déployé afin de renforcer la surveillance en mer.
Les forces engagées ont poursuivi leurs actions dans le cadre de l’opération Harpie, notamment sur la bande littorale, dans le secteur de Camopi et sur plusieurs bassins fluviaux. Des contrôles fluviaux ont été mis en place, incluant des barrages mobiles sur certaines criques et rivières. À l’ouest du territoire, les opérations permanentes contre l’orpaillage illégal ont été renforcées sur plusieurs massifs forestiers ainsi que dans le cadre de patrouilles fluviales.
Des actions coordonnées ont également été menées à Saint-Laurent du Maroni, en coopération avec la police du Suriname. Elles ont donné lieu à des inspections de commerces riverains soupçonnés de participer à l’approvisionnement de sites clandestins. Ces contrôles ont permis la saisie de mercure, de médicaments contrefaits, d’alcool et de tabac, ainsi que l’interception de migrants en situation irrégulière.
Au total, plus de 24.500 contrôles de personnes et de véhicules ont été réalisés et 198 interpellations effectuées. Les forces de sécurité ont procédé à la saisie de numéraire, d’or brut, de mercure, de matériel d’extraction, d’armes, de stupéfiants et d’équipements de communication.
Selon les autorités, cette opération marque une étape significative dans la coopération régionale contre l’orpaillage illégal et les réseaux criminels associés.























