Cap-Martinique 2026 : Près de 50 équipages attendus au départ d’une transatlantique sportive et solidaire au départ de la Trinité-sur-Mer

©Jean-Marie Liot / Cap-Martinique

Cap-Martinique 2026 : Près de 50 équipages attendus au départ d’une transatlantique sportive et solidaire au départ de la Trinité-sur-Mer

La troisième édition de la Cap-Martinique s’élancera le 19 avril 2026 depuis La Trinité-sur-Mer, dans le Morbihan. Près de 50 équipages sont attendus pour prendre le départ de cette course transatlantique reliant la Bretagne à Fort-de-France, en Martinique, sur un parcours d’environ 3 800 milles nautiques. La compétition se disputera en solitaire ou en double.

L’édition 2026 se distingue par l’apparition de voiliers aux carènes arrondies inspirées des Class40. Les modèles JPK 1050 et Pogo RC, conçus pour offrir de bonnes performances aux allures portantes, feront notamment leur entrée dans la flotte.

Ces bateaux présentent un potentiel de vitesse élevé mais nécessitent une maîtrise technique importante. Alex Ozon, engagé sur un JPK 1050 prêté par le chantier naval, connaît déjà les exigences de la course. Lors de la précédente édition, il occupait la tête de la flotte avant de devoir abandonner à la suite d’une avarie.

Dans la catégorie solitaire, plusieurs skippers apparaissent parmi les prétendants. Jean-François Hamon, Jean-Pierre Kelbert et Alex Ozon prendront le départ à bord de JPK 1050. Le format en solitaire pourrait présenter un avantage en temps réel, les bateaux étant allégés d’environ 250 kg par rapport aux équipages en double.

La course en double réunira également plusieurs équipages expérimentés. Parmi eux, Régis et Clémence Vian, père et fille, qui se préparent au sein du centre d’entraînement Orlabay à La Trinité-sur-Mer. Leur objectif est d’être capables d’assurer chacun toutes les manœuvres à bord.

Trois Pogo RC sont également engagés, dont celui du navigateur et architecte naval Sam Manuard. Ces bateaux pourraient jouer un rôle dans la hiérarchie, aussi bien en temps réel qu’en temps compensé. Parmi les participants figure aussi le duo formé par Jean-Gabriel Petit et son cousin, qui entreprennent leur première traversée de l’Atlantique dans le cadre d’un projet familial. Au-delà du classement en temps réel, le système de temps compensé pourrait également redistribuer les positions.

Une course associée à des causes solidaires

La Cap-Martinique se distingue par une particularité inscrite dans son règlement : chaque bateau représente une association. Pour l’édition 2026, près de 50 causes seront ainsi mises en avant. Alexandre Delemazure et Laurent Pruvost navigueront par exemple pour l’association Chemin d’Écoles, qui accompagne des enfants placés en foyer à Tourcoing. D’autres équipages soutiendront des initiatives liées à la protection de l’environnement marin, à la recherche médicale ou à l’inclusion sociale.

Au-delà de l’aspect sportif, les organisateurs mettent en avant l’esprit de solidarité et de convivialité qui caractérise la course. De nombreux participants sont des marins amateurs engagés dans des projets personnels, familiaux ou associatifs. Le départ de la flotte est prévu le 19 avril 2026 à La Trinité-sur-Mer. Les concurrents devront ensuite parcourir l’Atlantique jusqu’à Fort-de-France, en Martinique, pour cette troisième édition qui s’annonce ouverte et disputée.