Réunies à l'initiative de Petit-Bourg, quinze communes de l'archipel se coordonnent pour harmoniser la lutte contre les sargasses. Entre l'expérimentation de barrages et l'impact écologique du ramassage mécanique, les municipalités cherchent des solutions communes face à un fléau grandissant. Précisions avec notre partenaire RCI Guadeloupe.
Renforcer les moyens dans la lutte contre les sargasses : voilà l’objectif de la rencontre ce mercredi 15 juillet initiée par la ville de Petit-Bourg.
Plusieurs communes de l’archipel concernées par la problématique des algues brunes étaient présentes.
L'objectif est de mieux coordonner les actions sur le terrain, de partager les difficultés rencontrées et de réfléchir à des solutions communes en matière de prévention, de gestion et de coopération avec l'État.
L'option des barrages
Le maire de Petit-Bourg, David Nébor, a d'ailleurs partagé l'expérience de sa municipalité avec les autres communes concernant l'expérimentation de ces barrages anti-sargasses, en détaillant les progrès réalisés : «Nous sommes 15 communes à vivre les mêmes effets. Cependant, nous avons des territoires qui sont différents. Nous avons besoin d'échanger des expériences. Nous sommes les plus avancés pour le moment et nous croyons que cette expérience-là, elle est porteuse. Les avancées, ce sont des barrages qui sont installés. Les avancées, ce sont des embarcations qui vont être efficaces, qui vont aussi arriver. Les avancées, c'est surtout se dire que les temps d'études sont trop lents, qu'il faut adapter une réglementation, mais c'est surtout aussi de pouvoir corriger l'implantation de barrages pour être plus efficace.»
Les dégâts du ramassage
Si les barrages anti-sargasses restent la solution la plus utilisée, certaines communes comme Saint-François doivent encore ramasser les algues à la pelle mécanique, avec des conséquences sur l'environnement. Jean-Luc Perrian, maire de la commune témoigne : «Nous, à Saint-François, la problématique que nous avons, c'est que nous n'avons pas de stockage. Nous nous ramassons encore à la pelle mécanique avec des conséquences que vous connaissez. C'est-à-dire que moi, j'ai détruit déjà mes plages. Je vais vous donner un exemple bien concret. La plage du Lagon, qui était la plus belle plage de Saint-François, même de la Guadeloupe, n'existe plus.»
Une coordination renforcée entre les communes est donc nécessaire pour faire face à un phénomène qui s'intensifie d'année en année.

