« Bandi », le thriller de Capucine et Eric Rochant tourné en Martinique, arrive bientôt sur Netflix

« Bandi », le thriller de Capucine et Eric Rochant tourné en Martinique, arrive bientôt sur Netflix

Intégralement réalisé en décor naturel pendant près de quatre mois en Martinique, « Bandi », la mini-série créée par Capucine et Eric Rochant qui met en scène une fratrie martiniquaise qui plonge dans l’engrenage du narcotrafic et de la violence, après la mort de leur mère, sera visible sur la plateforme américaine Netflix à partir du 9 avril 2026. Une série de huit épisodes qui mêle tensions sociales, héritages historiques et luttes de pouvoir au sein d’une famille prête à tout pour se faire une place au soleil. 

« Bandi », la première production originale de la célèbre plateforme américaine tournée en Martinique, arrive bientôt sur Netflix. A priori, cette mini-série martiniquaise réunit tous les ingrédients d’un succès assuré. D’abord, la réputation de son créateur plaide en ce sens. Eric Rochant qui s’est adjoint le concours de sa fille Capucine pour l’écriture du scénario, est, en effet, passé maître dans l’art de la réalisation des séries à suspense et des thrillers.  En témoigne ses deux saisons passées à la réalisation de « Mafiosa », une série qui met en scène le milieu mafieux corse en s’inspirant de faits réels, et surtout ses cinq saisons à diriger la série le « Bureau des Légendes », classée troisième série de la décennie par le New-York Times et qui a eu un succès planétaire.

Ensuite, le thème choisi est porteur et raconte l’histoire d’une fratrie martiniquaise qui, pour éviter d’être séparés à la mort de leur mère, tombe dans l’engrenage du narcotrafic et de la violence. Cette série de huit épisodes qui mêle tensions sociales, héritages historiques et luttes de pouvoir au sein de cette famille de onze enfants prête à tout pour se faire une place au soleil, possède tous les codes des séries à suspense et génératrices d’émotions fortes. 

Une série qui emprunte les codes du réalisme dans sa mise en scène

Intégralement réalisé en décor naturel pendant près de quatre mois en Martinique avec la captation de lumières, d’ambiances et de visages de l’île, la série emprunte les codes du réalisme dans sa mise en scène. Ce souci de réalisme s’incarne dans les récits ancrés dans la matière sociale et culturelle locale illustrée par une bande-son 100% caribéenne qui réunit des figures du paysage musical martiniquais à l’instar de Kalash, Méryl, Shannon ou Maureen.

Par ailleurs, l’ancrage de cette série au cœur de la Martinique se manifeste par la volonté des créateurs de s’appuyer sur les talents locaux. En plus des 1 500 figurants locaux qui sont au casting de la série, sur 82 rôles identifiés, 75 sont interprétés par des comédiens locaux. Le réalisateur de « Bandi » préférant « des acteurs plus instinctifs que techniques qui se lancent corps et âme sans filet dans une scène », privilégiant ainsi le jeu des acteurs.

« Bandi » présenté en avant-première à Madiana, en Martinique le 19 mars prochain 

 En outre, 110 techniciens ont été présents en moyenne chaque jour, dont 60% sont originaires des Antilles-Guyane. Enfin, dans leur souci d’avoir une vision plus réaliste et plus proche du quotidien, Capucine et Eric Rochant n’ont pas hésité à faire appel à des réalisateurs antillais comme Jimmy Laporal Trésor ou Kris Burton.

Reste à savoir comment cette mini-série qui donne une certaine image de la Martinique, sera perçue. Au premier degré, c’est-à-dire comme une simple œuvre de fiction ou vue sous le prisme d’une représentation négative de la Martinique ? Un début de réponse devait être apporté lors de l’avant-première qui aura lieu le 19 mars prochain au cinéma Madiana, en Martinique.

E.B.