La direction et les représentants du personnel d'Air Antilles avaient rendez-vous au tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre ce jeudi 22 janvier 2026. La juridiction a mis sa décision en délibéré au 2 février prochain. Précisions avec notre partenaire RCI Guadeloupe.
Les 114 salariés de la compagnie aérienne seront fixés sur leur avenir le 2 février prochain. C'est à cette date que le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre rendra sa décision sur la situation économique de l'entreprise.
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La déclaration de cessation de paiement a bien été déposée devant la juridiction. Le tribunal devra trancher entre le redressement judiciaire et la liquidation. Interrogé par notre partenaire RCI Guadeloupe, Brieuc Hardy, délégué du Syndicat national des pilotes de ligne a exprimé sa tristesse. « Ce projet est piloté depuis le démarrage d'une manière qui a posé beaucoup de questions. Nos concitoyens et concitoyens ont perçu le malaise lorsque nous avons fait notre communiqué il y a quelques mois. Il y a, une direction qui été réformé avec un directeur général délégué aux commandes d'Air Antilles. Il a tout de suite entrepris les mesures nécessaires pour réformer cette compagnie et la remettre sur les rails. Néanmoins, c'est avec regret que le temps joue contre nous, il fallait le faire dans des délais beaucoup plus contraints. Maintenant, le procureur de la République a à coeur de conserver ces 118 emplois. Il serait prêt à considérer une qualification de redressement judiciaire. Si redressement judiciaire il y a, la problématique restera entière sur les autorisations de vols. Il faut que nous puissions retrouver nos autorisations le plus rapidement afin de retrouver nos stratégies commerciales et la voie du ciel».
Depuis le 9 décembre dernier, les avions d'Air Antilles sont cloués au sol. Un audit de la direction générale de l'aviation civile (DGAC) avait pointé des dysfonctionnements en matière de sécurité.
Le certificat de transport aérien de la compagnie est depuis suspendu. L'entreprise a également interdiction de vendre des billets d'avion.
Deux sanctions qui ont conduit à l'érosion des finances du transporteur aérien. Dès vendredi dernier, Louis Mussington, le président de la collectivité de Saint-Martin, avait indiqué son intention de saisir la justice au regard de la dégradation des comptes.
Dans un entretien accordé à RCI mercredi, celui qui représente l’actionnaire public de la compagnie espérait l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire afin de préserver les 19 millions d'euros d'argent public investis.
Par RCI Guadeloupe























