Polynésie : Terainui Hamblin Ellacott élue présidente de la CCISM

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Polynésie : Terainui Hamblin Ellacott élue présidente de la CCISM

Elle était l’unique candidate à la succession de Kelly Asin-Moux, à la tête de la Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers depuis 2023. À mi-mandature, Terainui Hamblin Ellacott, qui travaille au sein de l’équipe actuelle depuis deux ans et demi, a été élue ce jeudi, présidente de la CCISM. Un passage de relais fait en concertation avec les 36 élus consulaires, qui va permettre à la Chambre de poursuivre les projets de modernisation mis en place ces dernières années, dans un esprit de « continuité ». Un sujet de notre partenaire Radio 1 Tahiti.

Passage de relais à la CCISM. Ce jeudi midi était organisée l’élection statutaire de mi-mandature à la présidence de la Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers (CCISM). Unique candidate, Terainui Hamblin Ellacott a pris la tête de l’institution, succédant à Kelly Asin-Moux, qui avait été élu en 2023 avec sa liste Entrepreneurs 2028. Une succession qui a été préparée en concertation par l’équipe en place, qui ne change pas, afin de poursuivre le travail engagé par la Chambre ces dernières années.

« En deux ans et demi, on n’a pas tout fini », explique Kelly Asin-Moux. « On a lancé des projets, qui n’ont pas encore trouvé leur finalité, et il nous semblait tout à fait nécessaire et responsable que je puisse accompagner Terainui dans ceux que j’avais initiés, en tant que président. C’est la raison pour laquelle je reste effectivement au bureau. »

Même discours du côté de Terainui Hamblin Ellacott, qui affirme avoir voulu se « présenter essentiellement pour assurer la continuité » de ces « gros travaux de restructuration qui ont été mis en place durant la première mandature ». « On est une équipe solide qui a accepté de venir en tant qu’élus à la CCISM pour faire avancer les dossiers, et surtout pour permettre aux entreprises d’avoir un service adapté à leurs besoins, ne serait-ce qu’au niveau de l’information, de la formation et de leur développement. »

Concession de l’aéroport international et réforme du CFE, parmi les gros projets en cours de la CCISM

Parmi les dossiers transmis à la nouvelle présidente, le président sortant « pense plus particulièrement au gros projet aéroportuaire ». Si la CCISM est déjà actionnaire de Fenua Airports, qui gère les aéroports de Raiatea, Bora Bora et Rangiroa, elle s’est également positionnée pour la concession de l’aéroport de Tahiti-Faa’a, en faisant équipe avec le groupe Égis. « On attend que le cahier des charges sorte pour pouvoir ensuite déposer notre candidature et notre projet », précise Kelly Asin-Moux.

Autre gros dossier transmis par l’ancien président à sa successeuse : la réforme du système d’information du Centre de formalité des entreprises (CFE). La CCISM travaille actuellement sur sa « digitalisation afin d’améliorer et de faciliter le processus d’inscription des entreprises qui veulent ouvrir une patente », évoque Kelly Asin-Moux.

« L’idée, c’est vraiment de continuer le travail qui a été effectué sur le centre de formalités », poursuit Terainui Hamblin Ellacott. « Cela a peut-être été un bémol au niveau de la Chambre de commerce, car il faut que ça aille plus vite. Les entrepreneurs ont besoin de trouver des informations à un endroit précis, sans avoir à courir à droite à gauche, pour pouvoir démarrer rapidement. L’administration est déjà souvent un frein par rapport à la réalisation de projets. La CCISM ne doit pas en être un aussi, elle doit vraiment être un accompagnateur. »

Après un premier mandat visant « à restructurer la Chambre, avec une stratégie d’achats et une réorganisation de son pilotage », une « phase terminée » selon Kelly Asin-Moux, Terainui Hamblin Ellacott a maintenant deux ans et demi pour mener à bien la seconde phase des réformes attendues au sein de la CCISM, davantage tournée vers la communication, l’animation économique et le renforcement de la proximité avec les entreprises.

Lucie Ceccarelli pour Radio 1 Tahiti