C’est bien Sonia Backès, présidente de la province Sud, qui mènera la liste d’union formée par Les Loyalistes et le Rassemblement pour le scrutin du 28 juin. L’annonce a été faite lors d’une grande réunion publique à Dumbéa ce mardi 26 mai, devant plusieurs centaines de personnes. Un sujet de notre partenaire Les Nouvelles Calédoniennes.
Après quelques atermoiements, et la prise de position, en avril, du Rassemblement, qui proposait alors que l’union des non-indépendantistes soit incarnée par Nicolas Metzdorf, l’entente s’est finalement conclue entre les Loyalistes et le Rassemblement, quant à la personne chargée de porter la liste unitaire en province Sud, à savoir la présidente de la Maison bleue, Sonia Backès, déjà désignée il y a sept ans, en 2019.
C’est devant les militants, ce mardi 26 mai, au restaurant Bamboo, situé à Apogoti, lors d’une réunion publique de près de deux heures, ainsi que d'élus et représentants - Françoise Suvé, Isabelle Champmoreau, Pascal Vittori, Naïa Wateou, Jean-Gabriel Favreau, Laura Vendegou... - que la cheffe de file a officiellement été présentée.
En maître de cérémonie, Christopher Gygès, directeur de campagne, chargé d’introduire les différents intervenants de la soirée. À commencer par la nouvelle maire de Dumbéa, Cynthia Jan, qui a insisté, comme lors de la campagne pour les municipales, sur ce qu’elle estime être le plus important, à savoir « continuer de se battre pour que la Nouvelle-Calédonie reste française ».
« Se battre »
De « nouveaux venus » sur la liste ont ensuite pris la parole, Amandine Bui-Duyet, cheffe d’entreprise et 5e adjointe au maire de Païta, Antoine Romain, Xavier Rossard, conseiller municipal à Dumbéa et chef de cabinet du président Alcide Ponga, Guylène Wamedjo, 3e adjointe à la maire de Dumbéa, et Caël Normandon, secrétaire général des Républicains calédoniens et conseiller municipal à Nouméa.
Tous ont insisté sur leur « refus de baisser les bras » et leur volonté de « se battre » pour relever la Nouvelle-Calédonie, brandissant « l’union » comme le seul moyen d’y parvenir.
Une union qui ne serait pas de circonstance, puisqu’elle « vit déjà depuis 2019 », témoigne Gil Brial, président du Mouvement populaire calédonien (parti membre de la coalition Les Loyalistes), rappelant un mandat long et difficile, marqué par la Covid, le conflit autour de l’usine du Sud, la crise du nickel et l’insurrection de mai 2024. « On a tenu grâce à notre unité. »
Et, surtout, concernant l’avenir institutionnel, « nous avons toujours été alignés ». La liste se veut ainsi matérialiser « le dernier rempart contre l’indépendance ».
Parmi les valeurs communes, défendent les orateurs, le combat pour le dégel du corps électoral. « Jamais nous n’accepterons cette exclusion », affirme Virginie Ruffenach, vice-présidente du Rassemblement. Mais aussi « la sécurité, le premier des droits », déclare Christopher Gygès, « la défense de la baisse d’impôt », ou encore de « la protection sociale ».
« Décision collective »
Un discours voulu de « clarté », ciblant ceux qui sont « au milieu », les « ni-ni », comme les appelle Nicolas Metzdorf, président de Générations NC, mentionnant Calédonie ensemble et l’Éveil océanien. Leurs adversaires, avec le FLNKS, car ils « font le jeu » des indépendantistes.
Et la personne la mieux placée pour « porter cette parole » est Sonia Backès, amène le député. Et ce, pour plusieurs raisons, selon lui. « C’est une cheffe, un leader, une travailleuse qui a su rester quelqu’un d’accessible et à l’écoute, doté d’une grande vivacité d’esprit ». D’où cette « décision collective » de la désigner.
Charge à elle, de « redonner de l’espoir, de la confiance » aux Calédoniens, expose-t-elle dans son discours, rappelant, « nous aiderons ceux qui construisent », précisant les grandes lignes de la liste, notamment « redonner du travail et du pouvoir d’achat ». Et, au final, un mot d’ordre : la mobilisation le jour J. Car il n’y a qu’un seul tour, « les voix ne doivent pas s’égarer », souligne Virginie Ruffenach.
Et cette élection est « fondamentale », poursuit Sonia Backès, « pour que la province Sud reste forte et stable, une condition essentielle à l’équilibre de la Nouvelle-Calédonie ». « Nous avons la possibilité de retrouver une majorité au Congrès », met en avant l’élue, les loyalistes prônant l’unité dans le Nord et les Îles, qui appelle à faire du 28 juin, « le point de départ d’une nouvelle étape où on remonte la pente ».
Anne-Claire Pophillat pour Les Nouvelles Calédoniennes





















