Lors de sa séance hebdomadaire du 25 mars 2026, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a adopté un projet de résolution visant à obtenir de l’État l’extension d’un dispositif national de compensation des surcoûts de production d’électricité. Ce mécanisme s’applique déjà dans plusieurs territoires ultramarins non raccordés au réseau continental.
Ce dispositif repose sur le principe de péréquation tarifaire, mis en place afin de garantir un accès à l’électricité à des tarifs comparables pour l’ensemble des citoyens français, indépendamment de leur lieu de résidence. Il permet de compenser les coûts plus élevés de production d’électricité dans les zones dites non interconnectées (ZNI), telles que la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, la Réunion, Mayotte ou encore Wallis-et-Futuna.
Selon le gouvernement calédonien, ce mécanisme contribue à neutraliser les surcoûts liés à l’insularité et à l’éloignement, assurant ainsi des conditions d’accès à l’énergie proches de celles de la métropole, tant pour les ménages que pour les acteurs économiques.
Pour Christopher Gygès, porte-parole du gouvernement : « Seules la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française ne bénéficient pas à l’heure actuelle de ce dispositif de solidarité énergétique. Les Calédoniens ont le droit de bénéficier de cette péréquation, d’autant plus que leur pouvoir d’achat, déjà très impacté, risque de l’être encore plus avec le conflit qui touche le Moyen-Orient ».
En Nouvelle-Calédonie, les coûts de production de l’électricité sont particulièrement élevés en raison de contraintes structurelles telles que l’insularité, l’éloignement géographique et la taille du marché. Le prix de l’énergie constitue ainsi un enjeu économique et social majeur, affectant à la fois les ménages et la compétitivité des entreprises.
L’électricité occupe par ailleurs une place centrale dans l’économie locale, notamment dans les secteurs industriels et métallurgiques, mais aussi dans le fonctionnement des services publics et des infrastructures. Dans un contexte économique jugé difficile, la maîtrise du coût de l’énergie est présentée comme un levier essentiel pour soutenir la relance, préserver l’activité et accompagner la reconstruction économique du territoire.
Par cette résolution, le gouvernement calédonien demande à l’État d’étendre ce mécanisme de compensation à la Nouvelle-Calédonie et à la Polynésie française, invoquant des objectifs d’équité, de solidarité nationale et de soutien au développement économique durable des territoires ultramarins.





















