Après un blocage survenu lundi 30 mars autour d’un chantier lié au transport du minerai, la SLN a placé les salariés de son centre minier de Kouaoua en congés payés. Des discussions sont en cours sur place. Un sujet de notre partenaire Les Nouvelles Calédoniennes.
Le centre minier de Kouaoua est à l’arrêt depuis le début de la semaine. La Société le nickel (SLN) a décidé de placer ses salariés en congés payés après un blocage intervenu lundi 30 mars, au moment du lancement d’un chantier de construction de pont.
Interrogé mercredi 1er avril par nos confrères de Caledonia, le directeur général de la SLN, Guillaume Kurek, fait état d'une opposition « assez violente » sur place, sans en détailler les auteurs ni les motivations. Il indiquait qu' « aucune décision » n’a été prise à ce stade concernant une éventuelle suspension durable ou un arrêt du site.
La direction évoque un « temps de réflexion » après les oppositions exprimées lundi matin. Selon la SLN, ce chantier s’inscrit dans une adaptation plus large sur l’organisation du transport du minerai.
Des discussions en cours
Sur place, les représentants des salariés décrivent une situation plus ancienne. « Ce n’est pas quelque chose qui sort d’un coup, ça fait un moment que ça monte », explique Pierre Kaloï, délégué STKE mines. Pour lui, le chantier à l’origine du blocage « n’est pas le fond du problème », mais plutôt « un prétexte ». « Nous, ce qu’on veut, c’est poursuivre l’activité et éviter la mise en sommeil du site. »
De son côté, Hervé Cronsteadt, délégué syndical du Soenc nickel, dit espérer une issue rapide. « C’est dommage pour les collègues de Kouaoua, j’espère que cette mesure sera temporaire », réagit-il. Il confirme des discussions en cours « entre la direction et les acteurs locaux, notamment les coutumiers et la mairie. On espère surtout que l’activité pourra repartir. »
Une solution pour convoyer le minerai
Environ 120 salariés de la SLN sont concernés par cette mesure de mise en congés, qui a également un impact sur les nombreux sous-traitants de la région. Ce conflit intervient dans un contexte déjà difficile pour le site, dont l’activité reste dépendante de solutions de transport du minerai encore en cours d’adaptation.
Depuis la destruction en 2024 de la Serpentine, le convoyeur qui acheminait le minerai en bord de mer jusqu’aux minéraliers, la SLN travaille à la mise en place d’un système de roulage alternatif, l'aménagement d'une piste de roulage, qui nécessite de nouvelles infrastructures, dont quatre ponts.
Contactée, la direction de la SLN, entrée en discussion, indique qu’elle communiquera dans les prochains jours.
Julien Mazzoni pour Les Nouvelles Calédoniennes





















