Après la fin de la période de dépôt des listes, ce jeudi soir, le Haut-commissariat a fait ses comptes. Les 48 communes polynésiennes réunissent 139 listes, un peu moins que les 144 de 2020, 504 candidatures individuelles dans les petites îles, et au total 4 876 candidats. C’est Moorea-Maiao qui est la commune la plus courue avec neuf listes en compétition. Après le tirage au sort des panneaux électoraux ce vendredi matin, le Haut-commissariat organise la mise sous pli de la propagande électorale la semaine prochaine, avant le premier tour du dimanche 15 mars. Détails de notre partenaire Radio 1 Tahiti.
La date était dans tous les agendas politiques depuis de longs mois. Les listes pour le premier tour des élections municipales devaient être déposées avant ce jeudi 26 février, à 18 heures. Certains avaient validé leur dossier depuis déjà plusieurs semaines, d’autres, par stratégie politique ou par difficulté à rassembler des noms répondant à tous les critères, se pressaient encore sur l’avenue Pouvana’a ou dans une des représentations de l’État dans les îles dans l’après-midi.
Quoiqu’il en soit, le Haut-commissariat a fait ses vérifications, validé ou non les dossiers. Et Corinne Cury, Directrice de la réglementation des affaires juridiques du Haut-commissariat a fait ses comptes : « Nous avons 139 listes déposées contre 144 en 2020, 504 candidatures individuelles et au total, cela fait 4876 candidats. On était à 4 900 en 2020, dont on est sur une équivalence à peu près, sur le nombre de candidatures ».
La commune la plus courue électoralement, maximum de neuf listes pour la commune de Moorea-Maiao. Beaucoup d’autres n’en ont que trois, mais toutes les communes auront le choix entre plusieurs candidats, ce qui n’est pas le cas à tous les scrutins.
Une poignée de candidats, parfois venus de loin, était de retour au Haut-commissariat ce vendredi matin pour un autre moment important : le tirage au sort de l’attribution des « îlots » sur les panneaux électoraux. Fini les longues attentes, les petits papiers et les mains innocentes, tout se fait en un éclair par ordinateur pour chacune des 48 communes. Reste que chacun prie pour le « bon panneau ». « Il faudrait presque interroger des psychologues sur la question parce que certains disent qu’il vaut mieux être premier, dernier ou au centre », sourit Corinne Cury. « De vous à moi, je pense que ça dépend des personnes, donc au final tout le monde a sa chance. »
Le Haut-commissariat prépare désormais une autre étape logistique avant le premier tour le 15 mars : la mise sous pli de la propagande électorale, qui doit avoir lieu la semaine prochaine, le 4 mars.
Charlie René pour Radio 1 Tahiti





















