La Directrice générale des Outre-mer et le secrétaire général de la mer en déplacement en Polynésie

La Directrice générale des Outre-mer et le secrétaire général de la mer en déplacement en Polynésie

Anne-Gaëlle Baudouin, Directrice générale des Outre-mer, et Xavier Ducept, Secrétaire général de la mer, effectuent un déplacement en Polynésie française depuis ce dimanche et jusqu’au samedi 4 avril 2026. Ce déplacement s’articule autour des enjeux maritimes et environnementaux, économiques et sociaux, ainsi que des Jeux du Pacifique 2027.

Au cours de leur séjour, Anne-Gaëlle Baudouin et Xavier Ducept rencontreront les autorités locales, les services de l’État et du Pays, ainsi que les acteurs économiques, scientifiques et associatifs engagés, indique un communiqué du Haut-commissariat de la République en Polynésie.

La DGOM et le Secrétaire général de la mer visiteront notamment les centres opérationnels et les moyens de surveillance comme le centre de sauvetage aéromaritime (JRCC), le nouveau Falcon 50 et le patrouilleur outre-mer « Teriieroo a Teriierooiterai », bientôt rejoint par le « Philippe Bernardino ».

Ces premières visites ont pour but de « réaffirmer de placer les enjeux maritimes et environnementaux au cœur des priorités de l’action publique en Polynésie française, territoire dont l’immensité constitue à la fois une richesse exceptionnelle et un défi stratégique majeur, après l’année de la mer et le sommet des Nations Unies sur les Océans (UNOC 3) ».

Sur ce sujet des enjeux maritimes et environnementaux, « les quatre grandes priorités de l’action de l’État en mer seront rappelées : garantir la sécurité en mer et procéder aux opérations de sauvetage avec 293 personnes sauvées en 2025 ; préserver ses ressources notamment de la pêche illégale non constatée depuis 2007 et avec près de 4 000 heures de surveillance de navires étrangers transitant dans la zone ; protéger la richesse et la diversité de l’environnement marin ; lutter contre les trafics illicites, notamment de stupéfiants, avec les récentes saisies record de cocaïne ».

Dans un contexte de changement climatique, « la préservation des récifs coralliens et des espèces marines sera au cœur des échanges avec les acteurs institutionnels et associatifs, notamment avec la visite du Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l’Environnement (CRIOBE) et du Fare Natura, en présence de lauréats des Trophées TOA REEF de l’Ifrecor Polynésie française, à Moorea, et une discussion à Fakarava avec les acteurs de REMMOA II, programme scientifique de recensement aérien de la mégafaune marine, lancé il y a quelques semaines par l’Office français de la Biodiversité, en partenariat avec le CNRS et le Pays » ajoute le communiqué.

Anne-Gaëlle Baudouin et Xavier Ducept sont aussi attendus au lycée agricole de Moorea pour « échanger sur les enjeux de souveraineté alimentaire et présenter le nouveau baccalauréat professionnel sur les métiers de la mer, qui constituera la première formation maritime initiale en Polynésie française ».

Le comité d’orientation stratégique de la mer, réunissant l’État, le Pays ainsi que les acteurs économiques privés, « permettra également de faire un bilan de la mise en œuvre de la feuille de route économie bleue de la Polynésie française approuvée en décembre 2024, et d’échanger sur les perspectives du secteur de l’économie bleue ».

La DGOM s’est également rendue, lundi, au stade Pater, dans la commune de Pirae, avec le ministre polynésien des Sports, Kainuu Temauri, et la présidente du Comité organisateur des Jeux du Pacifique de 2027, qui auront lieu en Polynésie française. « L’État réaffirme son engagement total aux côtés de la Polynésie française pour faire de la plus grande compétition sportive des peuples océaniens, après les Jeux Olympiques de Paris 2024 dont les épreuves de surf se sont tenues à Tahiti, un succès à la hauteur des ambitions du territoire et du rayonnement de la France dans le Pacifique » assure le Haut-commissariat.

Du 24 juillet au 8 août 2027, la Polynésie française accueillera, pour la troisième fois dans l’histoire, 4 500 athlètes et 500 officiels de 24 pays du Pacifique ainsi que 4 500 volontaires, autour de 24 disciplines sportives délocalisées sur plusieurs sites de compétitions. Un événement « imposant une sécurité irréprochable ainsi que la construction ou la rénovation des infrastructures sportives aux normes internationales », d’autant que plusieurs disciplines sont qualificatives pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028.

« L’État cofinance la construction et la rénovation des infrastructures ainsi que des sites d’accueil des Jeux du Pacifique 2027 au travers du contrat de développement et de transformation (CDT) 2024-2027 » rappelle le Haut-commissariat. « La totalité de la programmation 2025 du CDT a ainsi été dédiée au financement de quatre projets de réhabilitation de complexes sportifs, de pistes d’athlétisme et d’un terrain de football ainsi que la construction d’une piste d’athlétisme, soit plus de 5,6 milliards de Fcfp, dont 2,7 milliards financés par l’État ».

L’État participe aussi aux dépenses de fonctionnement du comité organisateur avec la mise à disposition d’un inspecteur de la Jeunesse et des Sports, qui est le coordinateur général du COJ et le co-financement de 10 postes de chefs de projets ou agents de développement des fédérations sportives. « Le soutien de l’État se traduira enfin par la mobilisation des services de sécurité civile, des forces de sécurité intérieure et de la police aux frontières, qui seront renforcées pour l’événement » conclut-on.