Infrastructures routières en Nouvelle-Calédonie : Des travaux d’envergure pour sécuriser la route de la Corniche à Hienghène

©Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

Infrastructures routières en Nouvelle-Calédonie : Des travaux d’envergure pour sécuriser la route de la Corniche à Hienghène

Jérémie Katidjo Monnier, membre du gouvernement en charge de la transition écologique et du changement climatique, s’est rendu sur le chantier d’ampleur en cours sur la route de la Corniche, située à Hienghène. L’objectif du chantier est de sécuriser un axe routier jugé stratégique pour les populations de la côte Est.

Cette route, essentielle à la circulation locale, est particulièrement exposée aux effets du changement climatique, notamment à l’érosion provoquée par les fortes pluies et les vagues cycloniques, qui fragilisent progressivement ses abords.

Engagé depuis plusieurs années, le projet vise à assurer la pérennité de cette infrastructure. La visite du chantier s’est déroulée en présence de plusieurs acteurs institutionnels : la province Nord, maître d’ouvrage représenté par Victor Tutugoro ; la mairie de Hienghène, représentée par Rolland Bouarar ; ainsi que le Congrès de la Nouvelle-Calédonie, représenté par Jean-Pierre Djaïwé.

Le chantier, confié à l’entreprise locale Arbé, représente un investissement de plus de 700 millions de francs CFP (5,86 millions d’euros). Les travaux sont répartis en deux phases de 12 mois chacune et financés dans le cadre du contrat de développement entre l’État et la province Nord.

Au total, 50 000 heures de travail sont prévues, mobilisant une équipe de 12 ouvriers, dont quatre originaires de Hienghène. L’ouvrage repose sur la construction d’un mur de soutènement de type « mur poids », dont la stabilité est assurée par sa masse. La structure nécessite plus de 2.300 m³ de béton et atteindra plus de cinq mètres de hauteur, avec une épaisseur proche d’un mètre à sa base.

Conçu pour résister aux contraintes climatiques croissantes, ce dispositif vise à limiter les risques d’effondrement de la chaussée et à garantir la sécurité des usagers. Au-delà de l’enjeu local, ce chantier s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’adaptation des infrastructures aux effets du changement climatique. Il devrait notamment alimenter les travaux du comité calédonien du changement climatique, piloté par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.